L’angoisse induite par la pensée magique

La pensée magique est la capacité supposée qu’aurait l’esprit d’agir sur le monde par sa seule intention consciente, et ce sans la moindre action de notre part. C’est l’idée que nos pensées seules peuvent changer le monde, en bien ou en mal, suivant ce que l’on pense.

Bien que n’ayant jamais été attestée scientifiquement, de nombreuses personnes ont tendance à croire à la pensée magique. En fait, j’irai même plus loin, et je vais faire l’hypothèse que tout le monde croit à la pensée magique mais à des degrés différents.

On commence à entrer dans la pensée magique quand on atteint nos nexus, les limites de ce qui est « pensable » dans notre système de valeur, au dela de quoi nous commencons à ressentir de l’angoisse.

Par exemple, une personne qui a peur de la mort, qui s’inquiète que son enfant ait 1h de retard pour rentrer de l’école et qui consacre beaucoup d’énergie à lutter contre la pensée qu’il aurait eu un accident par peur que le fait d’y penser n’augmente la probabilité qu’il ait un accident dans la réalité.
Ou encore, les petits rituels anxiolytiques que tout le monde se lance presque sans réfléchir, du genre « Si je passe ce prochain poteau électrique dans exactement 3 secondes, alors mon collègue sera de bonne humeur pour travailler ce soir ». Généralement, ce genre de rituels nous fait du bien.

La plupart des gens font ça, c’est de la pensée magique. Et la plupart des gens que j’ai rencontré n’y croient pas vraiment. Au pire, si il y a coïncidence entre leur pensée magique et la réalité, ils feront l’expérience d’une synchronicité. Après tout, une synchronicité n’est jamais qu’une coïncidence qui a du sens à nos yeux. Je n’ai rien contre tout cela. C’est parfois un simple jeu pour l’esprit qui cherche à se distraire, par exemple durant un trajet en voiture ennuyeux.

Ce avec quoi je ne suis pas d’accord, c’est quand on essaie de diffuser la croyance en la pensée magique auprès du grand public alors même qu’on sait pertinemment que les expériences associées n’ont jamais été validées scientifiquement.
C’est à dire, quand on part d’une idée sur le monde que l’on estime avoir de la valeur, et qu’on laisse entendre que les faits sont en accord avec cette idée. Alors même qu’on sait pertinemment que ce n’est pas le cas, et que les faits invalident cette idée.

On trouve des tas de gens médiatisés qui invitent par exemple à reproduire l’expérience des grains de riz à qui on dit je t’aime, sans aucune méthode rigoureuse.

Ainsi, on aura la majorité des gens qui ne feront pas l’expérience, qui penseront soit:
– « si elle dit de le faire, c’est surement que ça marche. C’est la science qui dit n’importe quoi »
– Ou l’inverse, « elle dit n’importe quoi, tout le monde sait que c’est du bullshit. »

Une minorité qui fera l’expérience, avec des résultats qui iront dans leur sens, et qui tomberont dans le biais de confirmation. « CA MARCHE!!! Le risque alors, c’est qu’ils en concluent que la science dit n’importe quoi, qu’on ne peux pas leur faire confiance »
Je n’ai jamais rencontré personne qui ait fait cette expérience, mais j’ai malheureusement rencontré pleins de gens qui pensent qu’on ne peut pas avoir confiance en les résultats des scientifiques sur le sujet.

Une dernière minorité qui fera l’expérience, avec des résultats en contradiction avec la croyance en la pensée magique, et qui se diront alors soit:
– « Mouais, ca marche pas, c’est du bullshit » et n’en parleront pas forcément beaucoup autour d’eux.
– Soit qui se diront « bah, peut être que ça marche normalement mais j’ai mal fait quelque chose » (on retombe dans le biais de confirmation ou, quand les résultats expérimentaux ne collent pas avec nos croyances, le problème vient des résultats)

***

L’expérience de la décomposition du riz

Cette expérience vise à étudier si deux pots de riz dans les mêmes conditions physiques verront leur dégradation différer selon si on « envoie de l’amour » ou qu’on « envoie de la haine » aux grains de riz avec notre esprit.

Une expérience rigoureuse, pour avoir des résultats utiles, doit tenir compte d’autant de variables que possible, et respecter une méthode décrite aussi précisément que possible. Ceci afin de limiter l’impact des variables qui pourraient interférer avec ce qu’on essaie d’étudier, et de permettre à d’autres chercheurs ensuite de reproduire notre expérience pour vérifier qu’ils obtiennent les mêmes résultats que nous.
Car ce qui fait la valeur des résultats scientifiques, c’est leur reproductibilité. En théorie, si une personne suit un protocole solide et obtient des résultats, alors n’importe qui sur terre qui suit le même protocole devrait obtenir les mêmes résultats.

Par exemple, si je fais l’expérience des pots de riz mais qu’un des deux pots est plus exposé que l’autre à la lumière, ou à la chaleur, alors cela risque d’avoir un effet perturbateur sur la variable que j’essaie d’étudier, soit le pouvoir de l’intention.

Parce que la décomposition du riz est un phénomène chaotique archi-complexe d’un point de vue physico-chimique, cela fait intervenir beaucoup de choses (comme la composition bactériologique de l’environnement, la température, la pression, ce genre de choses).
Il faut donc contrôler un maximum de ces variables, afin d’isoler un seul paramètre: l’impact de l’intention sur la dégradation des grains de riz. Plus le protocole sera rigoureux, plus les données seront fiables et donc intéressantes. 

Il est d’ailleurs tout à fait normal d’un point de vue statistique que les résultats d’une  telle expérience soient dans certains cas conforme aux attentes de l’expérimentateur, que le riz « amour » se dégrade parfois moins vite que le riz « haine » par exemple. Cela peut même se produire par hasard.

Avant de chercher tout de suite à comprendre les causes et mécanismes d’un tel phénomène, il convient toutefois de s’assurer qu’il est bien avéré, qu’il se basse bien là quelque chose d’étrange. 
Pour cela, il faut reproduire l’expérience plusieurs fois, pour voir si on trouve bien toujours le même résultat étrange (qui laisserait à penser que l’intention modifie réellement le processus de dégradation du riz) ou si les résultats sont plutôt aléatoires, et que parfois les données vont même dans le sens inverse de la théorie.

Par exemple:

« J’ai fait de mon côté l’expérience 3 fois.
La première fois, mes pots étaient sur un appui de fenêtre et les pots de haine et amour ont tous les 2 pourri mais les cheveux de pourriture étaient noirs sur le haine et blanc sur amour. Le pot témoins, « protégé » de la lumière par le dormant du châssis, n’a quasi pas pourris…

Ensuite, expérience refaite sur la table du salon pour éviter des rayons trop directs et là les résultats sont ceux connus : haine pourriture verte uniforme partout, amour, une petite tache de pourriture discrète et témoins, plusieurs taches de pourritures.

J’ai refait l’expérience avec du couscous car je n’avais plus de riz. Je ne sais pas si c’est parce qu’il était trop cuit, mais c’est le pot amour qui pourri et le haine reste blanc.

Je ne sais plus trop quoi penser du coup. » (source)

Ici, la personne a fait 3 fois l’expérience.
1) Les données invalident la théorie (mais peuvent la confirmer si on considère que les fils blancs sont mieux que les fils noirs)
2) Les données valident la théorie
3) Les données invalident la théorie

Aussi, à partir de ces données, on ne peut pas conclure que l’intention a bien un pouvoir sur la dégradation du riz, puisque dans deux expériences sur trois, cela n’a pas été le cas. De plus, dans les trois cas le protocole expérimental était différent, on peut donc difficilement comparer les résultats entre eux.

A ma connaissance, aucune étude sérieuse portant sur l’expérience des grains de riz n’a jamais été publié dans une revue scientifique. La seule publication que j’ai trouvé est celle-ci, publiée en octobre 2018, qui dit que l’intention positive a un impact sur la décomposition du riz ET sur la multiplication de bactéries.
Dès lors il serait facile pour moi de publier un article sensationnaliste qui dit que « CA Y EST UNE ETUDE PROUVE QUE CA MARCHE »… mais est-ce bien le cas ? 

Plus une information est surprenante et suscite d’émotions en nous, plus on la vérifie. C’est l’une des règles de la pensée critique. Car si cela semble trop beau pour être vrai, souvent, c’est que c’est trop beau pour être vrai

 

Que vaut l’artiche de Lai, Yuen et Burchett (2018) ?

L’étude est publiée par le « Journal of scientific exploration » vivement critiqué pour sa dimension pseudo-scientifique, qui se définit comme tel:

« The Society’s mission: to provide a professional forum for critical discussion of topics that are for various reasons ignored or studied inadequately within mainstream science, and to promote improved understanding of social and intellectual factors that limit the scope of scientific inquiry. Topics of interest cover a wide spectrum, ranging from apparent anomalies in well-established disciplines to paradoxical phenomena that seem to belong to no established discipline, as well as philosophical issues about the connections among disciplines. »

En gros, c’est un journal dont l’objectif est de publier des données qui ne font habituellement pas partie de ce qui est considéré comme étant scientifique. Déjà, c’est un peu suspect: Si le travail est vraiment rigoureux, pourquoi ne pourrait-il pas être publié dans une revue scientifique plus classique comme Nature ou Science, qui sont beaucoup plus prestigieuses ? Pourquoi faut il aller chez un journal bizarre pour arriver à publier ses travaux ? Est-ce juste parce que les scientifiques sont aveugles et formatés par un système qui les empêche de remettre en questions leurs certitudes, qu’ils sont incapable de remarquer la vérité quand elle frappe à leur porte ? Ou bien est-ce que la publication elle-même est douteuse ?

Ensuite, ils appuient leurs hypothèses sur des travaux… qui eux non plus ne font pas partie de ce qu’on considère comme étant scientifique. Ce sont aussi des articles publiés dans des revues bizarres qui, s’ils étaient pris au sérieux, remettraient en question tout ce qu’on croit savoir sur la physique, la chimie, la psychologie… Parce que dès le premier paragraphe de l’introduction ils affirment que 500 études ont montré que l’esprit humain peut influencer la matière à distance, en modifiant le « hasard » produisant des nombres dans un ordinateur :

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Sauf que si un tel phénomène était aussi solidement établi, ne devrions nous pas en avoir eu connaissance ? Si vraiment l’esprit pouvait agir sur la matière par magie, et que des centaines d’études le prouvent, comment se fait il que je ne sois pas au courant ?

Dès lors, moi je me dis: pourquoi diable irai-je dépenser mon précieux temps a analyser une étude qui dit n’importe quoi dès les premières lignes ? Je veux dire, soit il y a un complot mondial et tout le monde me cache la vérité, à savoir que l’esprit humain peut effectivement agir sur le monde juste par psychokinèse, soit cet article est un ramassis d’âneries publiés pour la simple et bonne raison qu’il existe un public cible qui dépense de l’argent pour acheter ces articles parce que cela conforte leurs croyances. Public cible dont je ne fais pas partie. Je laisse donc chacun juger de l’intérêt de ce type de travaux, de leur solidité épistémologique et de leur apport à la connaissance humaine.

Mesures subjectives:

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L’étude montre que les gens trouvent le riz « positif » significativement plus joli que le riz « négatif » et neutre (notez comme ils ont pas mis les barres d’écart type dans les deux sens pour pas qu’on voit qu’elles se chevauchent presque)

Cependant, l’échelle d’évaluation allait de 0 a 4, et on note que les scores se situent entre 0 et 2. Autrement dit; tout le monde trouve que les riz sont plutôt moches. Même le riz « intention positive » ne dépasse pas la moyenne de l’échelle d’évaluation esthétique. Ce qui est plutôt attendu dans la mesure ou TOUT les échantillons ont commencé à moisir, pas uniquement ceux qui étaient dans le groupe « intention positive ».

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Alors je sais que moi je suis biaisé parce que je sais à quoi correspondent les images, mais quand je regarde les photos, j’ai plutôt l’impression qu’il y a:
– Des photos « intention positive » qui sont toutes moisies (photos 7, 10, 16)
– Des photos du groupe contrôle qui sont vachement moins moisies que les photos « intention positive » (9, 17)
– Il y a même des photos du groupe « intention négative » qui sont moins moisies que d’autres photos du groupe « intention positive » (5)

Après, vu que je juge avec des critères subjectifs la « moisivité » des images, cela n’a pas vraiment de valeur. Et une autre personne pourrait très bien avoir un avis différent du mien sur la « beauté » des photos. Bref, cela ne me semble pas très concluant.

 

Mesure objective:

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Les chercheurs ont étudié l’évolution du nombre de bactéries (en cellules par ml) dans des boites de pétri au fil des jours après incubation à 25°C, en répartissant encore les bactéries dans trois groupes d’intention: positif, négatif et contrôle. Le nombre de bactéries a été mesuré avec un « hématimètre » tous les jours pendant une semaine. La bactérie choisie est une bactérie présente naturellement dans les aliments et qui est potentiellement dangereuse pour la santé en trop grande quantité.

Jour 1: Significativement plus de bactéries dans « contrôle » que dans « positif »
Jour 2 et 3: Significativement plus de bactérie dans « contrôle » et « négatif » que dans « positif »
Jour 4 et plus: tout le monde est mort faute de nutriments à manger

Vu que le groupe « neutre » est celui ou il y a le plus de bactéries (c’est pas significatif avec le groupe « négatif »), les auteurs interprètent ça en disant que comme avec les humains l’indifférence est pire que la haine, de même les bactéries se développent encore plus vite quand on les ignore plutôt que quand on leur dit des méchancetés…
Les pauvres bactéries, elles aussi ont besoin d’attention pour se sentir bien… et ainsi moins se développer parce qu’elles sont gentilles au fond. Elles se reproduisent moins si on leur donne de l’amour, parce qu’elles veulent pas nous faire de mal lorsqu’après on les mange…
Voila, c’est le storytelling qu’ils veulent faire passer avec les résultats de cette étude.

Bon, je n’ai pas du tout les compétences pour juger de la validité d’une telle expérimentation, je savais même pas ce qu’était un hématimètre avant d’aller voir sur Wiki. Je me contenterai de dire qu’il faudrait reproduire l’expérience afin de voir si les résultats sont similaires ou différents.
Cela permet d’éviter les biais de publication comme l’effet tiroir. Cela arrive quand on ne publie que les résultats positifs et qu’on garde sous silence toutes les expériences faites qui ont un effet contraire aux prédictions de la théorie.

 

Masaru Emoto et ses cristaux de glace

Il existe aussi d’autres publications bien plus célèbres sur l’effet de l’intention sur la matière. Ce sont les fameux travaux connus comme étant ceux de « Masaru Emoto » sur la formation des cristaux de glace. Ce nom revient souvent dans les milieux du développement personnel que j’ai pu côtoyer, aussi cela mérite bien qu’on prenne aussi un petit temps pour en parler, bien que ses résultats aient été vivement critiqués par la communauté scientifique.

Voici les publications dont il est question:

Radin, D., Hayssen, G., Emoto, M., & Kizu, T. (2006). Double-blind test of the effects of distant intention on water crystal formation. Explore: The Journal of Science and Healing2(5), 408-411.
PDF

Radin, D., Lund, N., Emoto, M., & Kizu, T. (2008). Effects of distant intention on water crystal formation: A triple-blind replication. Journal of Scientific Exploration22(4), 481-493.
PDF

***

Alors j’ai lu la première de ces deux publications il y a maintenant de nombreuses années, à une époque ou une amie m’avait vendu le truc comme étant une révélation sur la réalité de la pensée magique…

Dans mes souvenirs, ce qui m’avait frappé était tout d’abord le manque de rigueur dans la description de la méthode utilisée par Emoto. Le mec met de la glace au congélateur, puis il prend des photos des cristaux qui se sont formés.
On ne sait pas comment ont été répartis les échantillons dans le congélateur, si les variables en terme de température, d’éclairage, de hauteur dans l’appareil ont été contrôlés ou non, alors même que ces variables peuvent avoir eu un impact important dans le processus de cristallisation. Par exemple, si les cristaux du premier groupe sont en haut du congélateur, et que les cristaux du deuxième groupe sont en dessous, on peut supposer que les cristaux ne vont pas se former de la même manière. Dans mes souvenirs, Emoto ne parle pas de ce genre de détails, qui sont pourtant essentiels pour reproduire l’expérience. 

Ensuite, la deuxième chose qui m’a frappé est qu’il affirme que les cristaux qui ont reçu une intention positive sont jugés « plus jolis » que les cristaux qui ont reçu une intention négative qui sont jugés « plus laids ». Mais… plus jolis selon quels critères d’évaluation ? Il est précisé que les impressions ont été formulées par 100 juges indépendants qui ignoraient à quel groupe appartenaient les cristaux (groupe contrôle ou groupe « positif »), pour éviter le biais de confirmation, cependant on en sait pas beaucoup plus. Cela ressemble à des jugements purement subjectifs, sur la base de critères arbitraires.

Bref, ces expériences semblent discutables sur le plan méthodologique, ce qui rend difficile d’en conclure quelque chose de probant. Toutefois, elles ont le mérite d’exister et de crée une occasion pour lancer le débat.

En faisant mes recherches, j’ai aussi remarqué qu’il existait depuis d’autres études sur le sujet, plus récentes, portant sur d’autres choses que les cristaux de glace. Je n’ai pas encore eu le temps de m’y pencher (le mois de Mars est très chargé) mais je vais le faire dans les mois à venir. Je n’ai pas résisté à l’envie de publier cet article bien qu’il soit inachevé, parce que je trouvais le sujet trop important pour le laisser absent de mon blog un jour de plus.

Je reviendrai donc par la suite améliorer le contenu et l’état de la recherche sur le sujet (plutôt que de faire comme si la recherche sur le sujet n’existait pas)

 

Pourquoi promouvoir la pensée magique est un problème

Pour conclure, je vais vous expliquer pourquoi selon moi la croyance en la pensée magique est dommageable. C’est l’une des raisons pour laquelle la promotion de l’esprit critique peut être vu comme un enjeu de santé publique.

Cette idée fait peser une responsabilité écrasante sur les individus, car alors ils partent du principe que leur pensée a le pouvoir de changer la réalité ! Ce qui peut être terrifiant quand on observe parfois en nous des pensées très violentes, très agressives, qu’on peut être habité par la colère, la haine, le mépris ! Envisager que ces choses puissent modifier la réalité conduit à avoir peur de ses propres pensées et de leur impact sur le monde.

Ainsi, s’ils se mettent en colère contre leur enfant, et qu’il arrive quelque chose à celui-ci ensuite, ils se diront, « mon Dieu, c’est de ma faute, c’est parce que j’ai pensée des choses négatives au sujet de mon fils, c’est moi qui lui ait fait du mal en pensant cela… »

Je n’invente rien, par exemple sur ce forum ou une personne a fait l’expérience des grains de riz, on trouve des commentaires de ce genre:

« Muriel a dit: Imagine si ça fait ça avec du riz, ce que ça peut faire sur nos enfants !!! Toujours leur dire et leur montrer de belles choses !!! »

De la même manière, un enfant à qui on enseigne que ses pensées peuvent avoir un impact sur les autres, c’est un enfant qui s’interdira toute pensée violente et agressive, qui se sentira coupable quand il sera habité par la colère. Qui aura l’impression qu’il est une mauvaise personne s’il pense du mal des autres (alors que TOUT LE MONDE pense du mal des autres par moments, et que cela échappe totalement à notre contrôle)

Bref, la pensée magique est un outil de culpabilisation, une injonction violente à la pensée positive, une logique sactificielle qui considère que les intentions « négatives » sont « mal » et destructrices pour le monde. C’est une antitélie qui crée du rejet et une coupure intérieure, qui à l’effet inverse de l’objectif visé.

***

Avez vous peur de vos pensées ? 

En Licence 3 à la fac de psycho, un professeur de psychologie cognitive nous avait fait faire une expérience en classe qui se fait en deux étapes, afin de nous démontrer la puissance de la pensée magique dans l’esprit de la plupart d’entre nous.

Première étape: Pensez à la personne que vous aimez le plus au monde, et prenez une feuille et un crayon. Ecrivez sur la feuille « Je veux que cette personne soit heureuse, qu’elle réussisse sa vie, je le veux, je le veux je le veux. »

Pas de problème ? Bien, on continue.

Deuxième étape: Prenez la personne que vous aimez le plus au monde, et prenez une feuille et un crayon. Ecrivez sur une feuille « Je veux que cette personne meurt. Je veux qu’elle disparaisse, qu’elle soit malade et qu’elle souffre. Je le veux, je le veux, je le veux. »

Quel effet cela fait ? Avez vous pu faire l’expérience ?

Quand on l’a fait dans la classe, plusieurs personnes autour de moi ont tout simplement refusé d’écrire la deuxième partie. C’était angoissant pour eux, rien que l’idée d’écrire cela sur une feuille. Au cas ou cela pourrait modifier la réalité et que cela arrive ensuite pour de vrai. C’est cela, le pouvoir de la pensée magique: C’est le pouvoir de susciter de l’angoisse chez les gens qui y croient. 

Moi, je n’y croyais pas à l’époque, et j’ai écrit la deuxième partie concernant la personne que j’aimais. Et elle va toujours très bien aujourd’hui. Ce que j’ai écrit n’a jamais eu d’impact sur sa vie.

Voila pourquoi il me parait dommageable de propager le mythe de la pensée magique: cela crée des angoisses chez les gens qui sont autant de souffrances inutiles. Mieux vaut selon moi ajuster nos croyances aux données, et les données disponibles semblent converger vers l’idée que la pensée et l’intention n’ont PAS d’impact sur la réalité.

On peut certes avoir l’impression que la pensée a un impact, on peut même en être convaincu, mais cela ne signifie pas pour autant que c’est le cas. Car la carte n’est pas le territoire.

***

PS:

Durant mes recherches, j’ai découvert qu’il existait même une « Université de la médecine énergétique » aux USA, et qu’il existait des docteurs en philosophie de la « santé holistique intégrative ». J’ai même pu télécharger deux thèses issues de cette université…

Il y a deux semaines, je découvrais qu’il existait aussi aux USA un laboratoire qui étudie la persuasion technologique pour optimiser la capacité des écrans à capter notre attention et nous faire faire des choses…

Ils sont fous, ces américains… n_n

5 commentaires sur “L’angoisse induite par la pensée magique

  1. Je crois au pouvoir de l’intention et en Dieu.
    Dans l’exercice en fac en écrivant est-ce que tu avais associé la pensée à l’écrit ?
    Que penses-tu de l’idée que tout est énergie et que les pensées et émotions peuvent mesurées pour comparer les pensées dites positives de celles dites négatives ?
    Pour ma part j’estime que la mesure d’une pensée dépend du poids qui lui est attribué

    1. Je suis curieux d’en savoir plus que ce que tu désignes par « Dieu », et ce qui t’a amené à croire en lui 🙂

      « est-ce que tu avais associé la pensée à l’écrit ? »
      Tu veux dire, est-ce qu’en écrivant, je prenais le temps de m’imprégner de cette pensée en profondeur ? C’est à dire, utiliser le pouvoir de mon intention pour façonner la réalité ?
      Il me semble que oui, j’y pensais clairement.

      « Que penses-tu de l’idée que tout est énergie »

      Je suis d’accord si on part du principe qu’il existe une équivalence entre la matière et l’énergie, formalisée mathématiquement par la formule d’Einstein, E=mc²
      C’est à dire qu’en théorie, on peut crée de la matière à partir d’énergie, et on peut crée de l’énergie à partir de la matière…

      Cependant, il faut aussi pouvoir définir clairement ce qu’on veut dire par « énergie ». Souvent, ce mot est utilisé dans les milieux spirituels (notamment pour le tarot, le reiki…), mais sans que cela soit défini clairement.

      Or, comme le disait Boileau, « Ce qui se concoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire viennent aisément ». Autrement dit : quand on a bien compris quelque chose, on est supposé pouvoir en parler clairement.
      Si il est difficile de définir la notion d’énergie, alors il est probable qu’on ait pas forcément bien compris ce que cela pourrait être…

      « les pensées et émotions peuvent être mesurées pour comparer les pensées dites positives de celles dites négatives ? »

      Alors, je veux bien mesurer les pensées (j’ai écrit un article récemment sur la morale d’ailleurs, et selon la théorie de l’algorithme moral, on peut en effet donner un « poids » à certaines de nos actions pour leur attribuer une valeur morale positive ou négative) cependant, il me parait important de définir ici l’unité de mesure:

      Si la pensée a un « poids », se mesure-t-il en Newtons, en Kilogrammes, ou bien autre chose ? (Ma question parait peut être triviale, mais j’ai l’impression que tout ce qu’on mesure possède une unité de mesure, et je serai curieux d’identifier l’unité de mesure de la pensée)

      1. Houla vaste sujet c’est qui/quoi « Dieu ». Ce que je désigne par « Dieu » c’est l’essence, la source de vie en toute chose, être, bref tout ce qui est, et ce qui m’a amené à croire en lui c’est mon cheminement bien que mon livre de Loi (oui j’ai adopté l’appellation des 4 accords tolteques😊) intègre le fait que je fais partie d’une famille chrétienne (catholique et protestante) et que assez j’ai choisi de penser que ma foi n’est pas basée sur la prostitution (je ne vais pas changer de religion selon les récompenses ou idéologies proposées)

        « Tu veux dire, est-ce qu’en écrivant, je prenais le temps de m’imprégner de cette pensée en profondeur ? »
        Est-ce que tu souhaitais sincèrement qu’il arrive ce que tu as écrit à la personne que tu avais choisi ?

        Les mots pour définir énergie ne m’arrivent pas aisément. Ceci écrit je ne me suis pas réellement posé la question. Chose que je vais faire ce week-end.
        C’est quoi ta définition d’énergie ?

        « Si la pensée a un « poids », se mesure-t-il en Newtons, en Kilogrammes, ou bien autre chose ? »
        L’unité de mesure est une convention adoptée.
        Un certain David Hawkins a proposé une convention pour les émotions (que je ne comprends pas encore).
        Pour ma part je pense qu’une pensée tout comme une émotion consomme ou produit une certaine quantité d’énergie (la fameuse).
        J’ai adopté cette pensée en observant les pertes et gains d’énergie des différentes personnes de mon entourage et les miennes aussi. Reste à savoir s’il existe un sujet de thèse sur la mesure empirique de la pensée.

        Sur ce flot, au plaisir de te lire

        1. « `Ce que je désigne par « Dieu » c’est l’essence, la source de vie en toute chose, être, bref tout ce qui est« `

          D’accord, merci d’avoir défini ce que tu désignes en utilisant le signifiant « Dieu », ca m’aide à mieux comprendre. Est-ce que tu dirais que Dieu, en tant que source de vie, est présent aussi dans toute matière inanimée ? Dans les roches, dans les nuages et dans les étoiles ? Est-ce que tu dirais, du coup, que les pierres sont vivantes, à leur manière ? (C’est à dire est-ce que tu es vitaliste)

          « `ce qui m’a amené à croire en lui c’est mon cheminement bien que mon livre de Loi (oui j’ai adopté l’appellation des 4 accords tolteques😊) intègre le fait que je fais partie d’une famille chrétienne (catholique et protestante)
          et que assez tôt j’ai choisi de penser que ma foi n’est pas basée sur la prostitution (je ne vais pas changer de religion selon les récompenses ou idéologies proposées)
          « `

          Merci beaucoup parce qu’en lisant ton commentaire, je crois que j’ai enfin compris ce qu’on désigne par « babylone la prostituée ».
          Est-ce que c’est un peu comme le veau d’Or ?
          Genre, il y aurait « l’union avec une foi prostituée », qui est intéressée et utilitaire (on attend des bénéfices et des récompenses de notre adhésion à cette croyance, c’est une sorte d’échange tarifé, comme un échange de l’argent avec une prostituée. Sauf qu’ici, on échange pas de l’argent contre une intimité sexuelle, on échange du temps et de l’énergie contre de la sécurité émotionnelle et du lien social avec la communauté religieuse, par exemple)
          Et cette « foi prostituée » serait à opposer avec une « foi pure » qui serait une sorte de vocation non négociable et absolue, et qui ne dépendrait pas du tout de ce que cela peut nous apporter ? C’est à dire qu’on continuerait à avoir la foi même si cela ne nous apporte strictement rien et qu’on a aucun bénéfice à le faire ? Parce qu’on a décidé d’avoir la foi et que cette décision est irrévocable ? (Un peu comme un engagement à vie à servir Dieu)

          « `Est-ce que tu souhaitais sincèrement qu’il arrive ce que tu as écrit à la personne que tu avais choisi ?« `

          Non évidemment, je ne souhaite sincèrement de mal à personne, pas même aux gens qui m’agacent ou me fatiguent. Je souhaite à chacun d’être aussi heureux que possible aussi longtemps que possible.

          Cependant, est-ce que souhaiter sincèrement que cela arrive aurait changé quelque chose ? Est-ce que, si je suis parent et que je souhaite sincèrement que mon fils arrête de se droguer, cela va suffire pour qu’il arrête de se droguer ?

          Des études qui mesuraient l’impact de la prière chez les chrétiens ont, il me semble, montré que:
          1) Cela n’a pas forcément d’effet quand les personnes ignorent qu’on prie pour elles
          2) Cela a plutôt un effet négatif sur la santé quand les personnes savent qu’on prie pour elles.

          Tout se passe un peu comme si, quand une personne a la croyance qu’on prie pour elle, elle se déresponsabilise de sa vie et de sa santé en se disant « c’est bon, on prie pour moi, c’est Dieu qui va gérer du coup j’ai plus qu’à attendre le miracle » et se laisse aller alors qu’elle aurait pu aller mieux si elle s’était sentie entièrement responsable de sa santé et qu’elle agissait dans ce sens.
          Si cela t’intéresse, je pourrai te retrouver des sources là dessus. J’en ai entendu parlé pour la première fois dans un livre de Richard Dawkins, et j’en ai entendu de nouveau parlé par la suite.

          « `Les mots pour définir énergie ne m’arrivent pas aisément. […] C’est quoi ta définition d’énergie ?« `

          Eh bien du point de vue de la mécanique des lois physiques, l’énergie est vue comme la disposition d’un système physique à changer son état, son organisation, en produisant un travail. Tout mouvement de matière nécessite à un moment donné que de l’énergie soit transformée.
          L’énergie s’exprime en Joules. Par exemple, quand on achète des pistolets à bille dans un magasin, la puissance des pistolets (c’est à dire la force avec laquelle les billes sont expulsées du pistolet) se mesure en joules.
          On peut aussi mesurer par exemple la puissance d’un cheval de traie, d’un camion remorque ou d’un bodybuilder en joules.

          Il existe différentes sortes d’énergie : L’énergie thermique (la chaleur, ou rayonnement infrarouge qui fait s’agiter les particules), l’énergie mécanique, l’énergie cinétique…

          Et il y a d’autres unités qui existent pour mesurer l’énergie, suivant les domaines d’application: L’éléctron volt (à l’échelle des particules), le Watt (à l’échelle des fils éléctriques), la calorie (à l’échelle du corps)…

          Du coup, je pense que l’échelle pertinente pour « mesurer la pensée » serait l’unité de la calorie. Après tout, nos neurones consomment de l’oxygène et du glucose pour fonctionner (c’est pour ca qu’il faut manger des sucres lents et qu’il faut respirer pour oxygéner ses cellules, notamment celles de son cerveau, sinon on tombe dans les pommes)

          Ceci étant dit, il semblerait qu’en réalité, le cerveau, bien que très gourmand en énergie (il consomme 20% de toute l’énergie du corps environs), ne consomme pas beaucoup plus d’énergie que d’habitude lors d’un effort intense au niveau intellectuel (ou spirituel). Du coup, réfléchir beaucoup n’est pas une bonne technique pour faire un régime hehe…
          Là aussi, si tu veux des sources, je peux en retrouver, j’ai cet article quelque part.

          « `Un certain David Hawkins a proposé une convention pour les émotions (que je ne comprends pas encore).« `

          Tu veux sans doute parler de l’échelle hiérarchique des niveaux de conscience ?

          Je n’ai pas étudié le sujet, donc je ne peux pas me montrer réellement critique dessus, bien que j’ai des doutes sur la validité du truc et sa capacité à passer le rasoir d’Ockham.
          En tout cas, lui parle de « niveau de vibration » dans son échelle. Qui va se 20 (la honte) à 1000 (l’éveil). Je suppose que bien qu’arbitraire, cette échelle vise à faciliter la représensation des différents ordres de grandeurs.
          Selon cette échelle, l’esprit « vibre » 500 fois plus vite en mode « éveil » qu’en mode « honte ». Un peu comme un moteur qui tournerait beaucoup plus vite suivant si on accélère beaucoup ou pas.

          Autrement dit, cette quantification du niveau de vibration ressemble à une métaphore plus qu’à quelque chose de « littéral ».

          « `Pour ma part je pense qu’une pensée tout comme une émotion consomme ou produit une certaine quantité d’énergie (la fameuse).
          J’ai adopté cette pensée en observant les pertes et gains d’énergie des différentes personnes de mon entourage et les miennes aussi. Reste à savoir s’il existe un sujet de thèse sur la mesure empirique de la pensée.« `

          Il existes des recherches sur le sujet oui.
          Comme je l’ai dit au dessus, en effet toute activité qui a lieu dans le corps consomme de l’énergie car nos cellules ont besoin d’oxygène et de glucose pour fonctionner (et d’acides aminés aussi évidemment mais c’est un peu différent)

          Après, ce dont tu parles a aussi l’air de concerner le niveau de fatigue du corps, c’est à dire l’état de l’humeur (est-ce qu’on est plutôt « plein d’énergie » ou plutôt « fatigué »), ce qui est encore autre chose. Par exemple, une personne dépressive sera « fatiguée » même si elle a bien dormi et a bien mangé, parce que ce qui la rend fatiguée, c’est un trouble de l’humeur.
          A l’inverse, une personne en phase maniaque sera « pleine d’énergie » même si elle a quasiment rien mangé et pas dormi, c’est aussi un trouble de l’humeur, c’est à dire que ce n’est pas un état normal pour son esprit et que cela ne va pas durer dans le temps car c’est un fonctionnement qui épuise le corps rapidement (il n’est pas fait pour fonctionner comme ca)

          De la même manière, il y a des activités qui « nous vident de notre énergie » (par exemple, devoir s’occuper de toute une classe qui braille un vendredi soir et qu’on est prof) et des activités qui nous « remplissent d’énergie » (par exemple faire l’amour à la personne qu’on aime au réveil le matin avant d’aller travailler) et le fait que ces activités nous vident ou nous remplisse n’est pas lié au cout physique de ces activités en terme de glucose, plutôt à l’harmonie entre cette activité et nos valeurs.

          Ce qui fait que c’est vidant de gérer une classe qui braille le vendredi soir, c’est qu’on aurait préféré que la classe écoute et que tout se passe dans le calme, c’est ce à quoi on aspire à la base. Et du coup, on ne parvient pas à vivre son aspiration en acte.

          Et ce qui fait que c’est énergisant de faire l’amour à la personne qu’on aime le matin, c’est que c’est exactement ce dont on a envie, c’est aussi ce à quoi on aspire à la base: on est en train de vivre son idéal de vie en acte.

          Je parle un peu de ca je crois dans mon article « De la souffrance à la vitalité », ou dans un article « Vivre heureux revient à pouvoir agir selon ses valeurs ».

          Voila pour ma réponse ! A bientôt 🙂

  2. « Est-ce que tu dirais que Dieu, en tant que source de vie, est présent aussi dans toute matière inanimée ? Dans les roches, dans les nuages et dans les étoiles ? Est-ce que tu dirais, du coup, que les pierres sont vivantes, à leur manière ? (C’est à dire est-ce que tu es vitaliste) »
    Je ne sais pas ce que tu comprends par vitaliste. Mon mari dit que je suis animiste. Pour ma part j’ai arrêté de chercher l’étiquette qui pourrait me convenir (mis à part celle de bisounours, rêveuse)
    Pour moi Dieu est source de vie pour toute chose, toute matière, animée ou pas, visible ou pas. C’est pour cela que j’ai écrit tout ce qui est : roche, vent, étoile, vent, cellule, virus,..
    Dans le livre L’Alchimiste de Paulo Coelho, j’ai retrouvé ce Dieu quand le berger veut se transformer en vent.

    « Merci beaucoup parce qu’en lisant ton commentaire, je crois que j’ai enfin compris ce qu’on désigne par « babylone la prostituée ».
    Est-ce que c’est un peu comme le veau d’Or ? »
    Je suis contente d’avoir aidé à ta compréhension.
    Dans la Bible, le Veau d’or est un symbole de l’idolâtrie. (Wikipédia)
    Je dirai oui si c’est l’idole qui guide les choix/décisions/actes

     » Et cette « foi prostituée » serait à opposer avec une « foi pure » qui serait une sorte de vocation non négociable et absolue, et qui ne dépendrait pas du tout de ce que cela peut nous apporter ? C’est à dire qu’on continuerait à avoir la foi même si cela ne nous apporte strictement rien et qu’on a aucun bénéfice à le faire ? Parce qu’on a décidé d’avoir la foi et que cette décision est irrévocable ? (Un peu comme un engagement à vie à servir Dieu) »
    Je suis d’accord pour une foi inconditionnelle. La notion de non négociable et absolue ou de irrévocable semble correspondre à une contrainte. Et pour ma part j’ai une difficulté à accepter les contraintes comme nécessaires. Je préfère vivre une foi inconditionnelle basée sur l’élan du cœur

    « Cependant, est-ce que souhaiter sincèrement que cela arrive aurait changé quelque chose ? Est-ce que, si je suis parent et que je souhaite sincèrement que mon fils arrête de se droguer, cela va suffire pour qu’il arrête de se droguer ? »
    Pour ce que j’ai compris de la pensée magique c’est liée à la foi. Je n’ai pas la maîtrise du fonctionnement de la foi. Je ne sais pas si souhaiter sincèrement la souffrance aurait changé quelque chose et je ne sais pas si la foi d’un parent est suffisante pour aider son fils à prendre soin de sa santé. Toutefois j’ai du mal à imaginer les études scientifiques sur l’impact de la prière. Une prière n’est pas pas pour moi une lecture de texte. C’est pour moi un exercice de foi. Je lis en ce moment « Le pouvoir de l’intention ». J’imagine que le pouvoir de l’intention c’est la même chose que la pensée magique. Et je trouve compliqué d’avoir une foi qui ne vacille pas. Par exemple pour l’exercice de ta fac de souhaiter qu’une personne disparaisse sans douter. Je suis curieuse de savoir comment l’étude scientifique évalue qu’une prière est réalisée. Je vais regarder sur la vidéo de hygiène mentale pour voir si je trouve le lien de l’étude.

    « Je parle un peu de ca je crois dans mon article « De la souffrance à la vitalité », ou dans un article « Vivre heureux revient à pouvoir agir selon ses valeurs ». »
    Je rajoute ces 2 articles à ma liste de lecture 😊

    Merci pour la qualité et la quantité de contenu que tu partages.

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