Rationalisme et développement personnel: pour un scepticisme non sacrificiel

J’ai eu envie d’écrire cet article en écoutant parler Christophe Michel, soit Hygiène mentale, dans le nouveau format de vidéo de Lê (Science4all). Lorsque Lê pose des questions à Christophe sur sa vision du scepticisme sur internet, et sur l’avenir du scepticisme, celui-ci est assez pessimiste car il observe que l’intention des vulgarisateurs zététique n’est pas toujours au service de la diffusion de leurs idées.

 

Communauté sceptique et violence sur le Web

La forme est aussi importante que le fond, on transmet avant tout aux autres ce qu’on est, et Christophe explique être face au constat que le scepticisme sur internet est souvent un scepticisme guerrier.
Autrement dit, l’intention qui sous tend les débats est de convaincre les « tenants de croyances irrationnelles » en leur mettant leur nez dans leur caca, du genre « Votre croyance est stupide car elle ne repose sur rien à part votre intuition et des témoignages, alors que moi, j’ai mieux que des croyances, j’ai des connaissances, car je suis plus intelligent. » 

C’est de la violence symbolique, qui crée une relation de pouvoir entre « celui qui a de solides justifications pour soutenir ce qu’il tient pour vrai », et ceux qui sont plutôt dans le domaine de la foi, de la croyance sans preuve.

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Dans la vidéo, il distingue clairement cette attitude virtuelle parfois violente de l’attitude qu’il observe dans les associations sceptiques comme « L’observatoire zététique » ou les échanges, autour d’une petite bière, sont beaucoup plus conviviaux et humains, y compris avec les « tenants ».

 

Et moi alors, quelle est ma façon d’être ?

Entendre Christophe en parler hier m’a permis de prendre du recul sur ma propre attitude quant à l’utilisation que je fais de mon savoir dans les débats.

Je me suis posé la question: Est-ce que je cherche à convaincre les gens que j’ai raison et qu’ils ont torts? Si oui, pourquoi ? Est-ce si grave si les gens n’ont pas la même opinion que moi sur la nature des couleurs, sur les perceptions extra-sensorielles ou sur le hard problem de la conscience ? Est-ce qu’en étant violent avec eux sur le plan symbolique, en attaquant frontalement les idées auxquelles ils sont attachés, je vais vraiment les convaincre, ou bien simplement déclencher chez eux un effet retour de flamme qui va les renforcer dans leur conviction ?

Et qu’en est-il de mon propre biais de confirmation ? Suis-je réellement prêt à changer d’avis, à réévaluer mes crédences quand je discute avec une personne qui a une opinion différente de la mienne, qu’elle m’apporte des arguments valables ou simplement un regard différent du mien ?

Est-ce que je tient vraiment compte du conseil de Marshall Rosenberg, quand il dit « connect before correct », soit qu’il est absolument indispensable d’entrer en relation empathique avec son interlocuteur si on veut qu’il puisse apprendre quelque chose de nous ? 

Ce que dit Christophe, c’est qu’il faut arrêter de chercher à convaincre les autres contre leur volonté. Le paradigme dans lequel on cherche à avoir raison et que les autres aient tort est un paradigme sacrificiel qui transforme les personnes mal informées en bouc émissaire sur lesquelles on a tendance à prendre une ascendance (a les faire se sentir nuls, incultes et stupides) afin de nous conforter nous-même dans la croyance qu’on a raison de penser ce qu’on pense, qu’on est dans le bon camp. Le bon camp, parce que de cette façon on érige un mur entre nous et l’autre.

Combien de zététiciens se foutent de la gueule des croyants, les essentialisent, les enferment dans leur identité de croyant, au lieu d’entrer en relation avec eux pour discuter, d’être humain à être humain ?
Même moi au final, je me pose la question du coup de l’intention derrière mes articles dans la catégorie zététique. Est-ce que je veux réellement transmettre des informations, une méthode critique, ou est-ce que je veux juste convaincre les lecteurs que j’ai raison et qu’ils ont tort ?

Changer d’avis, quand une croyance vient remplir une fonction importante pour nous, ce n’est pas quelque chose qui se fait immédiatement après avoir entendu un argument. C’est un cheminement qui peut prendre du temps. Et surtout, cela nécessite de se sentir en sécurité. Si on est au cœur d’un débat dans lequel on utilise toute notre énergie à tenir une posture idéologique contre les attaques de notre adversaire, ce n’est pas une position très confortable pour oser la remise en question de ce qu’on tient pour vrai, pour réévaluer le niveau de confiance qu’on a en cette croyance.

Par exemple, l’autre jour on m’a conseillé une vidéo qui démontrait sois-disant scientifiquement que les fruits et légumes Bio n’avaient pas meilleur gout, n’étaient pas meilleurs pour la santé que les fruits et légumes de l’agriculture industrielle, et n’étaient même pas meilleurs pour l’environnement (alors que ça coûte deux fois plus cher) avec des études à l’appui. En gros, que le Bio était une totale arnaque.

Cela va totalement contre ma croyance à ce sujet, puisque je suis persuadé disons à 90% que le Bio est meilleur au niveau du gout, au niveau nutritionnel, et pour l’environnement.
Entre le moment ou on m’a parlé de cette vidéo et le moment ou je l’ai regardée, il s’est écoulé plusieurs semaines.
Entre le moment ou je l’ai regardé et j’y ai réfléchi, il s’est écoulé quelques jours.
Et entre le moment ou j’y ai réfléchi et le moment ou j’ai été creuser le sujet et vérifier les informations, il s’est écoulé encore quelques jours.

Si la personne qui m’a envoyé la vidéo avait absolument envie que je change d’avis tout de suite, elle a du être frustrée et agacée, inutilement puisque c’était le temps dont j’avais besoin pour aller vers cette vidéo. J’avais besoin de me sentir suffisamment en sécurité avec moi-même, désidentifié de mes croyances (c’est essentiel, j’y reviendrai dans un prochain article), pour regarder la vidéo en étant ouvert et curieux, en envisageant de changer d’avis si la vidéo était convaincante.
Et j’ai d’ailleurs en partie changé d’avis, après y avoir réfléchi et avoir vérifié des sources sur des choses que je ne connaissait pas. En partie seulement, j’en parlerai dans un prochain article aussi (je suis pas devenu anti-Bio pour autant)

Changer d’avis, c’est un processus qui se fait sur la durée, d’autant plus quand on a investi beaucoup de temps, d’argent et d’énergie dans un paradigme ou une croyance. Alors n’attendez pas des gens qu’ils changent d’avis immédiatement après leur avoir sorti vos arguments: dans la plupart des ça ne fonctionne pas comme ça sauf s’ils sont déjà plus ou moins d’accord avec vous au départ.  Et c’est pas grave. Les gens réexaminent leurs croyances quand ils sont prêts et qu’ils se sentent en sécurité. Et s’ils ne sont pas prêts au moment ou vous leur parlez, ce n’est pas si grave.

 

Augmenter la connotation positive du scepticisme

Christophe regrette que le scepticisme guerrier donne une mauvaise image de la pensée critique et scientifique aux yeux du grand public, et diminue sa connotation positive dans l’imaginaire des gens, qui du coup n’ont pas tellement de motivation à s’y intéresser et à apprendre les méthodes qui leur permettrait de devenir autonomes dans la critique des informations qui leur arrive. 
Un peu comme certaines versions extrêmes du militantisme de la justice sociale qui se situe dans le même paradigme de « j’ai raison vous avez torts alors taisez vous et soumettez vous à notre autorité sinon c’est que vous êtes stupides et que vous ne méritez pas le respect. »
(Oui la violence ça peut parfois marcher pour transmettre des idées mais il y a d’autres méthodes qui marchent beaucoup mieux, quand notre positionnement est sous tendu par une intention de coopération plutôt que la domination)

Ce que Christophe souhaite faire avec son travail de vulgarisation, c’est augmenter la connotation positive du scepticisme dans la pensée des gens, et cela passe par sa manière d’être, guidée par certaines valeurs comme la charité intellectuelle, la bienveillance épistémique, soit être dans l’accueil de ce qui est différent de soi en restant connecté à l’humain derrière, sans essentialiser l’autre ni le réduire à ses opinions sur le monde. 

Pour cela, il préconise, plutôt que de chercher à faire changer d’avis les autres, de s’intéresser à ce qui pourrait nous faire changer d’avis, nous. Afin de ne pas tomber dans le piège des bulles de filtres qui nous amènerait à rejeter tous les arguments et tous les individus dont le discours ne va pas dans notre sens. C’est ce qui le conduit à parler du développement personnel.

Le développement personnel rationaliste

Le rationalisme, dont se réclame Christophe (ainsi que pas mal de penseurs et vulgarisateurs sceptiques), est une idéologie qui consiste à ajuster ses croyances aux données (« connaissances ») dont on dispose. 
Si il y a des preuves, j’y crois, s’il n’y a pas de preuve, je n’y crois pas.

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La pensée rationnelle permet ensuite de faire de l’épistémologie au sujet de nos croyances, c’est à dire d’en étudier les fondations. Quelles sont les informations qui justifient que je crois ce que je crois ? 

L’exemple que prend Christophe à son sujet, c’est qu’il a appris lui même progressivement à faire reposer ses croyances sur de bonnes bases:

« Croire en la validité des équations mathématiques sous prétexte que c’est écrit dans les livres à l’école est une très mauvaise raison de croire en ces équations. Parce que c’est juste que je fais confiance à des gens sans trop me poser la question de la validité de leurs résultats.
Moi, je veux croire en ces équations pour d’autres raisons, en ayant compris la méthode qui a permis à des humains de les obtenir, et qui me permettrait de les découvrir par moi-même si je le souhaitais. »

Le développement personnel d’un point de vue rationaliste consisterait donc à acquérir le réflexe d’examiner le niveau de crédence qu’on a en ce qu’on tient pour vrai, qui n’est par définition jamais à 0% ou à 100% (puisqu’alors aucun argument ne peut modifier mon avis, je n’ajuste pas mes croyances aux données: je ne suis pas rationnel)
On admet donc qu’en présence d’arguments suffisamment convaincants, on pourrait être amené à changer d’avis. Reste à savoir de quel genre d’arguments on aurait besoin.

Par exemple, si une personne m’affirme qu’elle a dans sa poche un lingot d’Or pur, c’est une affirmation très improbable à laquelle j’accorde spontanément peu de crédit (disons 2%), car les gens ne se promènent pas habituellement avec un lingot d’Or sur eux.

Si elle me montre le lingot en m’affirmant que c’est de l’Or pur, avec le poinçon qui va avec, cela va clairement augmenter un peu ma crédence en l’hypothèse selon laquelle c’est bien un lingot d’Or pur (disons qu’elle va monter à 25%), mais je serai encore un peu sceptique et je ne pourrai pas exclure la possibilité que c’est un faux lingot d’Or. Après tout, je peux me faire avoir, je ne suis pas un expert pour identifier ce type d’objet.

Si elle veut me convaincre que c’est bien un lingot d’Or, j’aurai besoin d’une preuve tangible qu’un expert a authentifié cet objet comme étant bien un lingot d’Or pur (par exemple, un document officiel avec les coordonnées de l’expert et son lieu de travail)
Voila le type de preuve dont j’ai besoin pour croire une personne qui m’affirme avoir un lingot d’Or (ma crédence montera alors à 99%). Sans cela, je continuerai à avoir un doute. Ce qui ne veut pas dire que j’ai tort ou que j’ai raison, simplement, je n’ai pas suffisamment d’informations pour avoir une crédence supérieure à 25%.

Si ma crédence monte à 99% avec le certificat de l’expert, c’est que l’hypothèse selon laquelle le certificat est un faux (alors qu’il y a les coordonnées etc), ou que l’expert se soit trompé me semble très improbable en comparaison de l’hypothèses selon laquelle le certificat est valide.

Quand je débat avec une personne qui m’affirme par exemple que les ondes électromagnétique rose existent, ou qu’elle peut communiquer par télépathie, ou qu’elle a trouvé un moteur permettant de générer de l’énergie illimitée, la question n’est pas de savoir si c’est vrai ou faux, mais plutôt de savoir comment elle pourrait me convaincre de changer d’avis, afin que je puisse en parler avec elle ensuite, éventuellement élaborer ensemble des moyens de tester l’hypothèse, des méthodes… bref, coopérer quoi.

Quand on cherche ensemble des moyens de se rejoindre, on avance probablement davantage que quand on assomme l’autre d’arguments qu’il n’aura pas envie de considérer, d’articles qu’il n’aura pas envie de lire, et de vidéos qu’il n’aura pas envie de regarder. Et le mieux dans tout ça, c’est que vous allez vous aussi apprendre des choses, vous enrichir de l’expérience subjective d’un autre être humain, et mieux comprendre les mécanismes qui sous tendent sa vision du monde.

Il y a des gens qui ne sont pas d’accord avec vous, et qui ont à leurs yeux de très bonnes raisons de ne pas être d’accord avec vous. Est-ce que vous ne trouvez pas ça intéressant de comprendre ces raisons d’un point de vue humain ? (sans tomber dans la paresse cognitive de système 1 en se contentant de juger l’autre comme étant stupide s’il n’est pas d’accord avec nous)

Moi, je trouve ça intéressant et surtout beaucoup moins fatiguant émotionnellement que de débattre des heures avec des personnes qui défendent une posture qu’on attaque, et qui la plupart du temps ne fait changer d’avis personne.

Méfiez-vous aussi des experts et des gens intelligents

Une dernière chose, au sujet du biais de confirmation: Comme le dit Christophe, croire quelque chose uniquement parce qu’une personne de confiance l’a dit (c’est donc un témoignage) est une justification très fragile, car on ignore la méthode avec laquelle cette personne en est venue à tenir cela pour vrai.

Même les experts et les gens brillants disent des bêtises souvent, car ils sont humains. C’est pourquoi il est important d’apprendre à faire autant que possible reposer ce qu’on tient pour vrai sur des preuves, et non sur les témoignages et affirmations des autres.

Ce que j’ai pu observer ces dernières années, c’est que les gens qui ont le plus de mal à changer d’avis et à sortir du biais de confirmation sont les gens qui sont déjà très cultivés et très intelligents. Parce que ce sont des gens dont l’esprit est redoutablement efficace pour trouver des pirouettes, rationaliser, décrédibiliser les arguments adverses, dans but de protéger leur système de pensée très élaboré, dans le but d’avoir raison. Et la plupart du temps, sans trop se poser la question de ce qui pourrait les faire changer d’avis. 

Vous avez déjà eu un débat de posture une personne antivax convaincue ? Cela n’a servi à rien et vous à fait perdre du temps à elle comme à vous ? Ok.
Vous avez déjà eu un débat de posture avec une personne antivax convaincue et intelligente ? Cela ne sert à rien non plus, c’est aussi une perte de temps, sauf qu’en plus c’est beaucoup plus coûteux en énergie et l’échange est potentiellement beaucoup plus violent.

Etre intelligent et cultivé ne signifie PAS qu’on est davantage immunisé contre le biais de confirmation ou qu’on a un regard critique systématique sur ses propres croyances et attitudes.
En fait c’est même plutôt le contraire, système 2 est avant tout au service de système 1. Quand on est intelligent notre esprit sera très efficace pour construire des justifications sur mesure, pour réduire la dissonance cognitive, pour s’enfoncer encore plus dans un système de pensée auquel on s’identifie parce qu’il nous protège de l’angoisse de vide. Raison de plus pour y être vigilant.

***

Si vous lisez cet article, je vous invite donc à vous poser la question: êtes vous capable dans les échanges et débats que vous avez de vous ouvrir à la position de l’autre, êtes vous prêts à changer d’avis? Ou êtes vous plutôt dans la guerre de tranchée, prêt à tout pour ne pas changer d’avis et vous efforcer de convaincre tout le monde que vous êtes le meilleur, et que ceux qui sont pas d’accord avec vous sont pas assez intelligents pour accéder à la profondeur de votre pensée ?

Personnellement, on m’a quelquefois dit que j’étais chiant pour cette tendance que j’ai à rationaliser, intellectualiser, noyer l’autre dans une arborescence d’une complexité qui sature la mémoire de travail et épuise l’autre cognitivement. Au final, ce sont juste des mécanismes de défense que je met en place quand j’ai peur, quand je suis en train de fusionner avec mes idées. C’est pas volontaire. C’est juste comme cela qu’a appris à fonctionner mon esprit. Je me protège au cœur du labyrinthe de mon intelligence parce que remettre en question mes idées est plus coûteux que de juste dénigrer la validité de ce qui vient les contredire.

Le problème de ça, c’est que ça me coupe d’une partie du réel, d’une richesse qui pourrait m’aider à évoluer. Et c’est cela, le drame de la logique sacrificielle dans le rationalisme. Ainsi donc, prenez garde à votre biais de confirmation, à votre système 1 qui cherche juste à ignorer tout ce qui va vous demander trop d’énergie à traiter, alors que c’est aussi ce qui pourrait enrichir votre pensée.

***

T’aura-t-il fallu toutes ces années pour apprendre à lire ?

Crois-tu donc, vaniteux, que tu comprends le sens des poèmes ? 

Reste avec moi une nuit et un jour, tu verras, tu maîtriseras l’origine absolue des poèmes,

Tu maîtriseras la richesse de la terre et du soleil (un million de soleils inconnus encore à découvrir !)

Jamais plus tu n’accepteras rien de deuxième ou de troisième main ni ne verras par les yeux des morts, ni ne te nourriras des spectres livresques,

Ni ne regarderas rien par mes yeux ni ne prendras rien de ma main,

Mais, oreille ouverte à tous les vents, seras tonfiltre.

Chanson de moi-mêmeWalt Whitman (1819 – 1892)

***

Ce que disent les autres, ce sont des narratifs, dans lesquels il est utile de piocher pour construire votre propre représentation du monde. Nous le faisons tous. Toutefois, l’important en définitive, ce ne sont pas vos sources d’inspiration, ce sont les faits sur lesquels repose votre représentation du monde. Ne laissez personne jouer le rôle de médiateur entre vous et le monde si vous avez la possibilité de faire autrement, c’est à dire si vous avez l’énergie et le temps de penser de manière analytique. Sur le long terme, cela vous facilitera la vie.

***

Pour le rationalisme, la vie est un jeu dont le but est de découvrir les règles

C’est cela, le développement personnel rationaliste. S’amuser tous ensemble à découvrir les règles du jeu, autant que possible dans la convivialité, sans avoir à sacrifier symboliquement les personnes qui ne sont pas d’accord avec nous, ni exhiber les bêtises que certaines personnes peuvent dire, ni réduire ces personnes aux bêtises qu’elles disent. D’autant que nous aussi, on dit parfois des bêtises.

 

 

 

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