Non, les carnistes ne mangent pas de viande uniquement par plaisir gustatif

Cet article m’est venu en écoutant la critique qu’Antastesia faisait d’une vidéo de Tatiana, ou vers 13min elle dit un truc que j’entends souvent et que je trouve caricatural et naïf. Elle y explique que les gens qui mangent de la viande, ne le font « que pour leur plaisir gustatif égoïste ». 

Malheureusement, ce cliché est véhiculé par les carnistes eux-même quand ils disent que « la nourriture c’est trop bon je pourrai pas m’en passer. Surtout le saucisson. »

 

Oui, les émotions gouvernent la mécanique de la prise de décision dans le cerveau…

« On fait ou on ne fait pas quelque chose, purement et simplement pour des règles émotionnelles » Arnaud Aubert

Ce sont les émotions qui gouvernent nos choix, et donc oui, on aura tendance à chercher à obtenir les choses qui nous procurent du plaisir, et à éviter les choses qui nous procurent du déplaisir.

Or, la nourriture est l’une des plus importantes source de plaisir des humains (voir des êtres vivants en général). Du coup, il y a un lien très fort entre les émotions et nos choix alimentaires.
En tant qu’homo-sapiens, nous avons une appétence toute particulière pour ce qui est gras et ce qui est sucré (ce qui inclut les sucres lents). Parce que ce sont de ces ressources que l’on tire notre énergie pour fonctionner au quotidien. C’est pour ca que Mcdo, dont la nourriture est constituée essentiellement de gras et de sucre, pour une grande partie de la population mondiale, c’est le pied.

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Mais ce n’est pas parce qu’on aime des trucs qu’on se jette compulsivement dessus comme un prêtre sur un enfant la misère sur le monde. La nourriture possède une dimension culturelle qui est fondamentale lorsqu’il s’agit de comprendre les choix alimentaires des individus.

 

…Mais les gens ne sont pas uniquement esclaves de leurs désirs gustatifs…

De la même manière qu’on ne peut pas cautionner le viol des femmes par des hommes sous prétexte que « ce ne sont que des hommes » qui seraient incapables de dominer leurs pulsions sexuelles, il n’est pas recevable d’entendre que le plaisir que procure la consommation de viande est tellement intense qu’il constitue une aliénation privant la personne de son autonomie de décision. Si les gens informés des conditions de vie des animaux continuent à les manger, ce n’est pas juste parce que c’est « tellement bon que je peux pas m’en empêcher ».
D’autant que la plupart des carnistes qui invoquent cette raison la sont tout à fait capables de s’empêcher de faire d’autres choses émotionnellement agréables pour éviter de ressentir des émotions désagréables qui feraient que « le jeu n’en vaut pas la chandelle ».

Par exemple ils ne vont pas voler dans les magasins, ne vont pas au resto tous les jours, ils paient leurs impôts. Et pourtant, ce serait agréable d’obtenir des produis tout en gardant son argent.

Mais ils ont bien compris intuitivement (ou par expérience) que les relations humaines ne fonctionnent pas de cette manière, et que l’on est tous interdépendants.
Certains ne mangent même pas de Nutella parce qu’il contient de l’huile de palme et que Ohlala l’huile de palme c’est pas bien ca tue les orang-outans (enfin je me moque mais bon c’est précisément la raison pour laquelle je mange plus de Nutella. Sauf quand il est sur une gaufre au marché de Noel)

La raison pour laquelle ils mangent effectivement de la viande est donc liée à d’autres émotions en jeu, d’autres désirs qui sont en synergie avec l’envie de manger de la viande.

 

…Ils sont soumis à la hiérarchie de TOUS leurs désirs.

« Les gens se comportent comme les contraintes dans lesquels ils sont les amènent à se comporter, et pas autrement » Frederic Lordon

Une personne se construit à partir de ses expériences biographiques. La consommation de viande relève d’un choix éthique et cela fait donc intervenir des tas de variables, en plus de l’activation du circuit de la récompense par anticipation du plaisir gustatif.

Les gens désirent des choses, mais ils ne choisissent pas ce qu’ils désirent, car ceux-ci sont le produit de la servitude universelle (mais c’est un autre sujet). Les désirs d’une même personne sont parfois en conflit d’intérêt (Ex: Désir d’acheter une nouvelle voiture versus désir d’économiser de l’argent pour partir en voyage), notamment parce qu’ils nécessitent des ressource limitée; souvent notre temps.

Dans le cas de la consommation de viande, les désirs en jeu sont notamment:

  • Désir d’avoir une vie qui ait du sens
  • Désir d’avoir des relations paisibles avec nos proches (on aime pas tellement crée des conflits à chaque repas)
  • Désir de ne pas causer de souffrance inutiles à des êtres vivants dotés d’un système nerveux capable de la générer (parce qu’on peut s’identifier à la souffrance animale, étant nous même des animaux, et on sait que c’est pas cool)
  • Désir de manger des bonnes choses facilement sans trop galérer

Ces désirs sont hiérarchisés dans nos esprit, donc on satisfait ces désirs en fonction de nos priorités. Je n’ai personnellement jamais rencontré de carniste parfaitement indifférent au bien-être animal. Même les plus complaisants des viandards éclairés que j’ai rencontré étaient souvent des gens très sensibles et empathiques, avec les humains comme avec les animaux. Preuve s’il en est que l’enjeu n’est pas dans le niveau d’érudition ni dans le plaisir gustatif en lui même, mais bien dans cette hiérarchie émotionnelle des désirs.

 

Facteurs émotionnels autre que le plaisir gustatif favorisant une alimentation carnée

  • Le poids des habitudes

Quand on a toujours mangé de la viande et qu’on est pas particulièrement intéressé par les questionnements existentiels sur le sens de la vie parce que c’est pas notre came, qu’on sait vaguement qu’il y a une contradiction entre le fait d’aimer les animaux et le fait de les manger, mais qu’on est Ok avec le fait d’avoir des contradictions parce qu’on en a tous… Dès lors, remettre en question nos habitudes alimentaire semble très secondaire.
Un peu comme s’intéresser à comment changer un pneu de voiture, des freins ou un phare. C’est un truc plus ou moins intéressant et utile pour tout le monde, mais remis à plus tard parce qu’osef quand même un peu, la vie quotidienne nous happe avec ses problèmes qu’on peut pas différer.
En soi, on n’a jamais le temps de rien faire. Le temps c’est pas un capital qu’on possède comme des pièces dans un porte monnaie, c’est quelque chose qu’on prend au détriment d’autre chose. Prendre le temps, c’est un choix.

Et comme j’ai dit au dessus, ce qui détermine nos choix, ce sont nos émotions. On ne prend pas du temps pour entamer un changement ou remettre quelque chose en question, si cela ne nous touche pas directement émotionnellement… On fait quelque chose seulement si cela dépasse un certain seuil d’activation émotionnelle. On prend le temps de s’intéresser à quelque chose seulement si on en a l’élan, c’est à dire si cela constitue une stratégie pour répondre à un besoin en nous (recherche de plaisir ou évitement d’un déplaisir)

 

  • La pression sociale

En particulier des proches, ceux avec qui on va au resto et on fait des repas le week-end. Avoir un régime alimentaire atypique revient à être chiant en société. Parce qu’on ne mange pas comme tout le monde, parce qu’on doit faire des trucs spéciaux pour nous, bref, on dérange, littéralement. C’est des contraintes supplémentaires, on oblige les autres à y penser, ou alors on est contraint de se contenter de manger l’accompagnement du plat.
De plus certains resto qui s’en battent encore les couilles des végétaliens et végétariens ne proposent carrément aucun plat végé friendly, il y a toujours ou de la viande ou du poisson dans les entrées et les plats. Notamment les restaurants gastronomiques, ou parfois il n’y a tout simplement aucun menu possible pour un végé. 

Du coup, cette pression sociale pour le conformisme carniste peut constituer un frein non négligeable qui maintien une personne dans son régime habituel. Ce régime étant construit autour de la viande et du poisson comme sources de protéines.
Si cette désirabilité sociale constitue une pression, c’est qu’elle constitue directement une menace de rejet. Ainsi, on se conforme pour éviter d’être socialement marginalisé et mis à distance (parce qu’on va pas s’emmerder pour un végé).

Il y a aussi l’autre versant ou au contraire l’entourage essaie de se décarcasser pour nous préparer des trucs spéciaux, ce qui peut dans certaines circonstances crée un sentiment de culpabilité (« Ahlala je leur complique quand même un peu la vie… »).

Je précise toutefois qu’il y a aussi des situations ou cela se passe très bien, et ou c’est même l’occasion de découvrir ensemble de nouvelles manières de cuisiner, une autre manière de penser un repas et son contenu, et qu’on peut s’en réjouir ensemble, y compris avec des carnistes.

 

  • Le coût et la facilité de transition de régime alimentaire

On va pas se mentir, la France est un pays dont la gastronomie est traditionnellement construite autour de la viande et du poisson. Coq au vin, blanquette de veau, Boeuf Bourguignon… Les gratin dauphinois, frites et autres ne sont généralement que des accompagnements du « vrai » plat, la protéine animale.

Cette tradition culinaire se retrouve dans les produits proposés dans les restaurants et en magasins, y compris dans ce qu’il ne propose pas, ce qui fait que même lorsqu’on cherche à transitionner de régime alimentaire, ce n’est pas forcément une mince affaire quand on est en province et qu’on fait nos courses au Carrefour Market du coin (parce qu’évidemment dans les grandes villes il n’y a pas ce problème, on trouve à peu près tout ce dont on peut avoir envie)

Du coup, une personne dans un pays de tradition essentiellement carniste et qui se trouve isolé des grandes villes sera plus facilement découragés de transitionner, même si en soi elle en aurait envie, si c’était moins compliqué à mettre en oeuvre concrètement.

 

  • Le lien plus ou moins prégnant entre émotion et alimentation

Il y a des gens qui dès la petite enfance ont appris à combler tous leurs problèmes avec de la nourriture, parce que c’était un peu ce que leurs parents faisaient quand ils pleuraient au début de leur vie. « Le bébé pleure parce qu’il a faim ». Et du coup, dès qu’il va pas bien, la solution a été associé à la nourriture, sans chercher à comprendre ce qu’il se passe, sans prendre du recul. Et du coup, l’enfant devenu adulte aura parfois le même réflexe de ne pas se poser la question: « je vais pas bien, faut que je mange un truc, et osef de ce que c’est tant que j’aime bien ca. » (il n’y a alors aucune place pour des considérations éthiques vécues comme profondément futiles en cet instant de détresse nécessitant une réponse urgente pour apaiser l’incendie émotionnel).

Il me semble pertinent de faire un pont entre le végétarisme/végétalisme et l’idéal ascétique. Le végétar(/l)isme suppose un certain plaisir au renoncement d’un plaisir immédiat en vue de l’obtention d’un plus grand plaisir par la suite.
Si on n’a aucun plaisir à avoir un positionnement éthique, alors on n’aura aucune raison (émotionnelle) de renoncer au plaisir de manger de la viande, on aura aucune raison de s’emmerder à chercher des restaurants compatibles, et d’imposer notre volonté à nos proches au risque de susciter des mouvements de rejets.

L’association entre émotion et alimentation peut être plus ou moins massif selon les individus. Certaines personnes, quand elles sont tristes, vont aller faire du sport ou sortir entre amis. D’autres vont manger une tablette de chocolat ou des Pringles devant une série TV. D’autres encore vont avoir envie de manger un bon gros poulet roti parce que ce repas à été associé depuis leur enfance au plaisir et à la convivialité. Ca sera donc leur « solution » de prédilection pour apaiser une tristesse intérieure ou juste pour passer un bon moment.

 

Ma propre transition vers le végétarisme spéciste

Personnellement, je suis végétarien depuis 3 ans, mais avant ce changement j’ai cheminé pendant 2 ans, jusqu’au point de basculement qui a changé la hiérarchie de mes désirs et m’a conduit à faire le choix du végétarisme: En gros le changement a été que le désir de manger de la viande est passé après le désir d’avoir des rapports simples avec mes semblables. Aujourd’hui, j’accorde beaucoup plus d’importance au fait de ne pas manger de viande qu’au fait de « ne pas faire chier mon monde avec mon éthique », qui était présente en moi pendant plusieurs mois.

Ce qui a fait basculer ma hiérarchie des désirs, c’est la vidéo de Magic Jack:

Ou plutôt non, c’est la vidéo d’Amélie Wiggin (devenue Amélie Menu) sur sa chaine l’E-mission. Dans cette vidéo, elle présente différents Youtubeurs anti-conformistes, notamment Usul, Naturacoach…
Et elle parle de cette fameuse vidéo de Magic Jack, « Le jugement », ou elle expliquait qu’a l’époque ou cette vidéo faisait polémique, tout le monde disait « ouah c’est horrible » mais tout le monde continuait à manger de la viande et s’en foutre. Et elle, Amélie, elle voulait pas être comme tous ces gens qui s’en foutaient, et donc elle est passé d’un coup de viandarde à végétarienne à tendance végétalienne.

Voila, c’est précisément le mème d’Amélie que j’ai imité à ce moment la, parce que c’est lui qui m’a le plus touché émotionnellement: il a touché le narcissisme en moi. Moi non plus, je ne voulais pas être comme tous ces gens qui savent mais ne font rien (ce qui aurait été une très forte émotion de déplaisir), et donc j’ai agi.
L’inconfort émotionnel à l’idée de ne rien faire était plus intense que le plaisir d’avoir des relations paisibles avec les autres et de m’en foutre de manger des animaux. Mais c’est quelque chose qui ne tient qu’à moi, à mes valeurs et à ma biographie. Et une autre personne, ayant reçu des influences différentes, réagirait différemment.

Par exemple, ma sœur était avec moi quand on a regardé la vidéo « Le jugement », et elle disait comme moi ce soir la, « Je ne mangerai plus jamais de viande après avoir vu cette vidéo ». Sauf que quelques semaines après elle a recommencé à manger de la viande, presque comme avant.
Premièrement elle n’était pas passé par mon propre cheminement (au moment ou j’ai vu ces deux vidéos, j’avais déjà lu deux bouquins sur le sujet, et j’en avais longuement discuté), et deuxièmement elle n’a pas vu la vidéo d’Amélie sur la contre pensée. Du coup voila, ca a contribué à ce que nos réactions durables soient différentes.

***

Conclusion: Pendant 2 ans, ce n’était pas du tout « le plaisir égoïste de manger de la viande » qui faisait de moi un carniste. Même si j’aimais bien les barbecue et le 280 à Mcdo, je n’ai jamais été capable de couper de la viande crue sans réactions émotionnelles relativement intenses de dégout face à ces textures, ces couleurs et ces morceaux de trucs horribles.
Si j’étais carniste pendant 2 ans alors que je connaissais l’ampleur du problème de la condition animale, c’était pour toutes les autres raisons dont j’ai parlé dans cet article.

Donc si ce que j’ai écrit peut contribuer à ce qu’on comprenne un peu mieux la structure de l’incohérence » des carnistes informés sur la condition animale, c’est tout ce qui compte. Car non, les carnistes ne sont pas forcément en « dissonance cognitive » ou ignorants. 

***

PS: Et continue ce que tu fais Tatiana, tu es aussi précieuse à la politisation des geeks de ma génération que la lumière du soleil est précieuse aux terriens pour leur permettre de voir la lune durant la nuit.

3 commentaires sur “Non, les carnistes ne mangent pas de viande uniquement par plaisir gustatif

  1. Merci pour cet article qui casse un peu les idées préconçues.
    Moi j’ai fait le chemin inverse, au bout de 9 ans et demi de végétarisme j’ai arrêté le végétarisme pour des raisons à la fois amoureuses que je ne développerai pas et de santé, j’ai écris plusieurs articles sur ce thème sur mon blog.
    En lisant cet article j’ai regardé la vidéo d’Amélie mais pas celle de Magic Jack qui est trop longue et que je crains trop moralisatrice.
    Ça ne m’a pas fait changer d’avis. En revanche ce qui m’a fait un peu vaciller dans ma nouvelle résolution c’est d’apprendre que le druidisme ancien attachait la même notion de pureté au végétarisme que ne le font les religions indiennes.
    Un peu vaciller mais pas arrêter de nouveau la viande, ma résolution est forte de l’importance que j’attache à cesser d’obéir aux bourges qui m’avaient converti au végétarisme et à l’antispécisme de force lorsque j’étais à l’âge le plus fragile et influençable, à la pré-adolescence.
    Dans la vidéo d’Amélie ça m’amuse un peu de la voir traiter de complotistes les vidéos du débrancheur sachant qu’elle-même commence sa vidéo (juste après l’extrait de mr mondialisation) par une jolie image de triangle illuminati et une musique très typique de vidéos conspis en disant que la fin du monde est proche et qu’internet nous sauvera tous. ^^ À moins qu’elle ne citait une autre vidéo et que je n’ai pas capté.
    Enfin le PS était très poétique, même si je ne sais pas qui est cette Tatiana. Sûrement un message privé, je ne devrais pas commenter dessus mais j’ai trouvé ça joliment dit.

  2. Oh mais quelle bonne surprise, un blog qui parle d’antispécisme et qui comporte aussi un onglet zététique ! Effectivement je ne pense pas non plus que l’aspect gustatif puisse tout expliquer, on parle d’habitudes culturelles extrêmement ancrées (pour des raisons évidentes par ailleurs, puisque pendant toute une période de l’histoire humaine, il n’a pas été possible de se passer de produits animaux). De mon point de vue l’aspect émotionnel est un peu la partie émergée de l’iceberg, enfin forcément tout passe par notre cerveau et nos émotions, mais ce n’est pas purement individuel, c’est socialement produit. Et pour le coup la sociologie, l’anthropologie et la psychologie sociale se sont pas mal penchées sur le rapport à la consommation de viande (j’ai une biblio longue comme mes deux bras là dessus aha)

  3. Bonjour,
    J’ai l’impression qu’il manque une idée importante dans l’article.
    Le plus souvent le végétarisme et le veganisme sont des modes donc ils n’ont pas vocation de changer réellement et sur le long terme les habitudes de la majorité des gens.
    Dans les magasins on trouve un rayon dédié au bio par exemple mais ces produits sont rarement intégrés parfaitement dans le reste du magasin.
    De plus le prix de ces produits restent élevés, en plus d’être rares (ça tu l’as très bien expliqué) et donc réservés à une petite part de la population. Ainsi les gens qui souhaitent changer leurs habitudes beaucoup ne le peuvent pas (ça aussi tu l’as bien dit dans le PS et c’est cool). Si on mettait à disposition plus de produits vegan, végétarien, bio sans qu’ils soient excessivement plus cher (ou dégueulasse) et qu’on combinait la démarche d’information de la population bien sûr que les gens changeraient leurs habitudes.
    Malheureusement pour le moment c’est MacDo qui rapporte plus d’argent à l’Etat et pas le bio donc les politiques ont plutôt envie qu’on aille manger à McDo même si en façade ils souhaitent se donner une image « verte et ecolo ». Lorsque le bio est une tendance ça ne dérange pas les politiques puisqu’ils sont gagnants : création de nouvelles entreprises, augmentation des prix, les gens consomment plus… Mais lorsqu’il s’agit d’améliorer un système durablement et donc de faire une croix sur ce qui leur rapporte le plus d’argent (McDo et autres entreprises bien sûr) là ils préfèrent ignorer. Les personnes qui prennent conscience que changer leurs habitudes seraient bon pour eux et pour leur planète ne sont pas suffisamment aidés dans leur démarche et ils se retrouvent à former des communautés souvent stigmatisées.
    En conclusion je pense qu’il manquait l’aspect politique de pourquoi les gens ne peuvent pas changer leurs habitudes. Je comprends que tu veuilles ne pas donner une dimension politique à tes articles mais un grand nombre de choix sont révoltants et c’est important de rester lucide sur ça.

    PS : Je suis consciente que mon message reste simpliste et peut être caricatural mais c’est une invitation à aller se renseigner ensemble pour se forger une réflexion plus complète.

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