Recette du trouble de la personnalité borderline

Ingrédients (pour 1 personne):

Un père exigeant qui ne donne son affection que quand il est fier de son enfant (ca marche aussi avec un père geek qui a besoin qu’on fasse des conneries pour obtenir son attention)

Une mère désengagée ou bien ayant elle même des difficultés dans la gestion des émotions, ou encore un trouble de l’humeur (si possible associé à une personnalité dépendante)

Un contexte social peu porté sur l’apprentissage de la frustration et la gestion des conflits relationnels, l’idéal étant une famille autarcique qui réduit les contacts sociaux durant l’enfance à la stricte présence à l’école.

Préparation:

– Un rapport sexuel entre le père et la mère, aboutissant à la formation d’une cellule oeuf qui va se développer pendant 9 mois.

Conseil du chef: exposer la mère à des stimulis anxiogène durant la grossesse permet d’optimiser le développement du cortex cérébral de l’enfant pour être sensible aux molécules du stress, qui passeront par le cordon ombilical. L’enfant à naître sera donc prédisposé à l’anxiété.

– Les premiers mois après la naissance sont décisifs. L’important est d’adopter une attitude parfaitement imprévisible pour le nourrisson lorsque l’on répond à ses besoins et ses demandes d’interaction. Ainsi pour se protéger de ce sentiment d’insécurité, il aura tendance à se couper de ses émotions. C’est très important pour la suite de la recette.

– Passé les premiers mois de la vie, le père doit se montrer distant et exigeant envers l’enfant, ne jamais se mettre à son niveau, mais toujours demander à l’enfant se se mettre au niveau des adultes.

Conseil du chef: Faire porter à l’enfant la responsabilité du mal être de la famille, ou l’accuser d’être coupable de certaines fautes permet de gagner du temps pour la suite (par exemple, des jugements comme « c’est ta faute si maman ne vas pas bien » ou « Si tu n’étais pas la, je pourrais continuer à travailler »)

– La mère quant a elle ne doit pas hésiter à se montrer fusionnelle dans sa manière d’intéragir émotionnellement avec l’enfant, contribuant à développer un mode relationnel anaclitique qui fera par la suite toute la saveur de cette recette lorsque l’enfant sera adulte.

Conseil du chef: Ne jamais refuser un caprice à l’enfant, afin qu’il se sente tout puissant et qu’il développe l’habitude de se servir des autres pour satisfaire à ses désirs. Il est très important d’éviter que l’enfant apprenne à gérer sa frustration, sans quoi cela pourrait faire tourner la recette.

Laissez mijoter quelques années, et c’est prêt! Servir chaud.

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