Végétarisme spéciste symbiotique

1) Végétarisme

Je suis végétarien depuis début 2015, c’est à dire que je ne mange pas d’animaux. C’est tout ce que signifie être végétarien.
Je ne suis donc pas végétaLien (eux ne mangent rien qui provient des animaux) ni vegan (eux n’utilisent aucun produit qui vient des animaux), ni fruitarien (ceux qui mangent que des fruits), n’en déplaise aux fans de Kaamelott :p

Pourquoi suis-je végétarien, et non végétalien?
Pour moi comme pour beaucoup d’autres, cela n’est pas par cohérence intellectuelle, mais plutôt par manque de motivation vis à vis des contraintes que je rencontre au quotidien dans la société dans laquelle j’évolue, en France métropolitaine en 2017.

Evidemment, comme Caron (voir dans une certaine mesure comme Onfray), la logique voudrait que je sois végétalien, au moins pour ne pas que mon pouvoir de consommateur ne valide le système qui exploite les animaux. Parce que même si quand je fais mes courses j’achète des œufs bios, il est évident que quand j’achète une pâtisserie dans une boulangerie ou dans un supermarché, quand je vais au restaurant, bah, les œufs et le lait, ils sont pas bios. Quiconque fait passer la rentabilité avant l’éthique aura tendance a acheter le moins cher, s’il n’y a pas de différence au goût. Et moi, en achetant ces produits, je participe indirectement a entretenir le système.

Mais voila. Ayant été conditionné depuis deux décennies a manger comme un français de classe moyenne/ prolétaire, j’ai en moi des habitudes culinaires solidement ancrées, ce qui prend du temps à déconstruire.
Le végétalisme implique un certains nombres de contraintes, notamment au niveau des connaissances en diététique et en nutrition (pour éviter les carences), mais aussi au niveau de l’organisation des rapports sociaux (repas en groupe, restaurants compatibles), qui je pense décourage beaucoup de végétariens de passer au végétalisme. J’en fais partie. C’est donc, quelque part, par paresse, par manque d’enthousiasme à militer en actes pour la cause animale, que je suis « juste » végétarien.

Est-ce pour autant que je dois être jugé et condamné pour cette paresse, comme Caron l’a lui même été par des véganes parce qu’il n’allait « pas assez loin »? (b)
Je pense pas. Je dirais même: un tel jugement est élaboré a partir des seuls arguments de la logique rationnelle, ne prenant pas en compte les contraintes du monde réel, notamment émotionnelles, qui s’appliquent aux individus, et qui pourtant jouent un rôle majeur dans nos choix de vie. Je dirais donc qu’ici celui qui juge est aussi celui qui refuse de comprendre, par complaisance et/ou par aliénation. De plus, comme le dit assez bien Jeangène Vilmer (b) (quand Caron parle des welfaristes vs abolitionnistes), d’un point de vue conséquentialiste, le végétarisme est toujours préférable pour le bien être des animaux que pas de végétarisme.
Mais bon, le militantisme qui carbure a la haine, c’est un sujet qui mérite un article entier (afin d’aborder ses aspects psychologiques).

***

La limite de ma position éthique se trouve dans la capacité des organismes à avoir une représentation mentale subjective des signaux nociceptifs. En français, ça veut dire que je refuse, en tant que consommateur, d’infliger de la douleur à des animaux qui sont capables de la ressentir.
A ce sujet, il existe un flou au sein de certains groupes phylogénétique, comme ce qu’on appelle vulgairement les « poissons ».

Il arrive un moment, quand on veut avoir un discours clair et précis, où il faut passer par la phase ou l’on définit les termes qu’on utilise. Ce que je déteste faire n_n
Et c’est vrai qu’il y a un flou quant à la définition de la conscience (terme au combien polysémique), des émotions, de la souffrance…

Donc voici donc comment moi je me dépatouille dans ce bordel au niveau rationnel:

Les émotions sont une réaction physiologiques a des stimulus perçus par l’organisme et dont la fonction est de crée une réaction pour s’adapter a la situation. Selon cette définition plutôt vague, on peut en conclure que certaines bactéries sont capables d’avoir des réactions émotionnelles (c) notamment quand des antibiotiques sont sur le point de les éradiquer, afin de muter rapidement pour éventuellement développer un gène capable de les rendre résistantes. Certaines plantes peuvent également avoir des « réactions émotionnelles » a des stimulus qui vont la « stresser » (c’est a dire qu’elle a des récepteurs sensoriels qui vont informer l’organisme que « c’est la merde » et qu’il faut faire quelque chose)
Cela pour dire qu’il n’est pas nécessaire a un organisme vivant d’avoir une expérience consciente subjective de la réalité pour que des émotions le traversent.
(Ceux qui disent que la différence entre l’homme et les robots c’est que les humains ressentent des émotions, devraient donc se sentir un peu plus proche des bactéries :p)

La douleur est un message nerveux (nociceptif) qui se traduit subjectivement sous la forme d’une expérience émotionnelle désagréable. On l’oppose généralement au plaisir, qui est une expérience émotionnelle agréable. Cette opposition vient du fait qu’un organisme qui peut ressentir l’un peut généralement ressentir l’autre. Il est donc (en l’état actuel de mes connaissances) nécessaire d’avoir un système nerveux pour pouvoir faire l’expérience de la douleur et du plaisir.

La conscience est le processus cognitif (donc la encore nécessité d’avoir un système nerveux centralisé autour d’un cortex) qui permet d’avoir une expérience subjective cohérente de la réalité, avec des états mentaux qui se diffusent dans le cerveau et arrivent à notre attention (d). La fonction de la conscience est de mobiliser les différentes régions du cortex afin de traiter l’information d’une manière plus profonde, globale, afin de résoudre des problèmes nouveaux ou complexes.
(Pas besoin de la conscience pour conduire une voiture quand on est habitués. Mais par contre si ya un imprévu sur la route, on a de nouveau besoin d’être conscient pour réagir de manière adaptée, les réflexes et automatismes seuls ne suffisent plus. Bah, dans une moindre mesure il en va de même pour tout, chez l’homme comme chez les animaux dotés d’un système nerveux central, la conscience est pour nous un outil du cerveau qui sert à résoudre des problèmes trop complexes pour être résolus « automatiquement », et cela laisse place a tout un tas de propriétés émergentes, notamment la souffrance)

(La souffrance est ce qui advient lorsqu’on ne consent pas à la douleur dont on fait l’expérience. Mais c’est un autre sujet, que j’aborderai plus longuement ultérieurement a partir de la spiritualité et de Padovani)

Une bonne manière de déterminer si un organisme est capable de ressentir de la douleur et du plaisir, est d’essayer d’opérer sur lui un conditionnement skinnerien. C’est a dire, au choix, carottes ou bâton.
Si l’animal est capable de s’adapter a un conditionnement, il va soit chercher a éviter les stimulus négatifs, soit chercher à reproduire les stimulus positifs.

Vous avez forcément tous déjà vu ces bancs de carpes dans les endroits touristiques qui suivent les passants à la trace en espérant qu’on leur jette de la bouffe: ils ont été conditionnés à associer les passants a l’arrivée de la nourriture.
S’il cherche a éviter le stimulus négatif, c’est bien parce que l’organisme le perçoit comme étant déplaisant Autrement dit: si un animal cherche a éviter un truc qui lui fait mal, c’est bien parce qu’il ressent une douleur, qui le pousse a agir pour faire cesser cette douleur.

Je concois que ce « SystèmeNerveuxCentrisme » soit critiquable. De même, on peut critiquer l’association que je fais entre « réaction physiologique a la douleur » et « perception subjective de la douleur comme étant désagréable », Foer en parle d’ailleurs (e).
On pourrait dire que les poissons « réagissent a la douleur sur le mode réflexe » mais ne souffrent pas. Mais cela n’est pas sans évoquer la théorie cartésienne des animaux machine (genre les animaux sont des automates et ils font semblant d’avoir mal, gege), et ce que je dirais, c’est que dans le doute, mieux vaut se montrer prudent.

Personnellement, je choisis de ne manger aucun animal qui semble être capable d’avoir une expérience subjective de la douleur, parce que, dirais-je un peu naïvement, je ne fais pas à autrui ce que je ne voudrais pas qu’autrui me fasse, du moins sans mon consentement.

DU COUP, je n’ai personnellement aucun problème avec l’idée de manger des animaux qui n’ont pas d’expérience subjective de la réalité (parce que pas de système nerveux central qui rendrait une telle expérience possible). Par exemple les fruits de mer.
(Il parait d’ailleurs que Peter Singer mange des huîtres. Mais j’ai pas été assez loin dans son livre pour le savoir n_n)
Après bon, j’en mange pas quand même parce que j’aime pas les fruits de mer, et parce que cela simplifie mon discours sur le végétarisme quand j’en parle: « Je ne mange pas d’animaux ». Et donc c’est plus facile à transmettre.
Mais si un végétarien mange des fruits de mer devant moi, cela ne me posera aucun problème, au contraire, je me dirai que c’est une position éthique qui est pensée.

 

2) Spéciste

Malgré mon végétarisme, je demeure spéciste puisque je ne met pas les autres animaux à la même hauteur que l’homme sur l’échelle des valeurs. Je ne mange pas d’être qui peuvent souffrir car je n’en ai pas besoin, toutefois je considère pas pour autant les animaux comme les égaux des hommes.
Ils sont nos semblables dans leur capacité a souffrir, mais les possibilités de partage sont vite limités.

Aussi j’attribue arbitrairement une dimension sacrée à l’homme en tant qu’homme, et c’est la raison pour la quelle je suis, par exemple, contre le cannibalisme (même si d’un point de vue logique, le corps d’un cadavre humain est une source de protéines comme les autres). C’est cette dimension sacrée de l’homme qui le distingue des autres espèces a mes yeux, et qui lui donnent une importance supérieure.

C’est aussi parce que je suis spéciste que je me reconnais pas dans le bouddhisme: Si un moustique vient me faire chier durant la nuit, j’aurai peu de scrupules à le tuer. Et ce même si c’est un humain réincarné dans un corps d’insecte, partant du principe que s’il vient se fourrer dans mes pattes, c’est son destin de mourir n_n.

***

Malgré tout, cela ne me surprendrait pas qu’on dise qu’en fait je suis quand même pas mal antispéciste sur les bords, suivant la compréhension qu’on a du mot. Comme dirait Georges RR Martin, les mots sont du vent. Et comme dirait le vénérable Sos: « Les faits sont durs, et les mots sont mous ».
L’important, cela n’est donc pas les mots que j’utilise, mais l’histoire que je raconte sur moi même, avec le manque de rigueur qui me caractérise.

J’ajoute également que je me reconnais en théorie dans l’utilitarisme que prône Singer (f), mais j’ai l’intuition que cette notion pourrait être dangereusement être instrumentalisée pour légitimer des horreurs, donc je m’en méfie.

 

3) Symbiotique

Exister, c’est déjà détruire son environnement. Il n’est tout simplement pas possible de vivre et d’évoluer sans consommer son environnement, sans assimiler les ressources dont notre organisme a besoin pour fonctionner.

Marcher dans l’herbe c’est déja tuer des insectes et des petits animaux, parfois sans même que l’on en ait conscience. Conduire une voiture en été, c’est tuer des centaines d’insectes qui se trouvent sur notre route.

Vivre, en tant qu’être humain, implique d’être l’origine de la destruction de centaines d’autres formes de vie qui n’ont rien demandé.
Face à cela, on a deux choix (disons deux choix et demi, si on inclut le suicide): être en PLS ou l’accepter. (a)

Si on choisi de sortir de la PLS et de faire le moins de mal possible, il devient alors intéressant de réfléchir aux rapports de force entre les espèces du vivant, en particulier la différence entre une relation de domination et une relation symbiotique.

Une relation de domination est une relation ou une espèce exploite une autre contre son gré pour en tirer des bénéfices égoïstes. C’est une relation gagnant – perdant.

C’est ce qu’il se passe dans les élevages industriels: on se sert des animaux comme de machines à produire de la nourriture, sans aucune considération pour leur volonté ou leurs aspirations. Dans une moindre mesure, c’est aussi ce qu’il se passe avec les animaux domestiques, surtout en appartement: on amène un animal dans notre domicile, en considérant qu’il est notre propriété (notre « chose »), et ensuite on se permet de prendre des décisions pour lui sans son consentement, on lui coupe les couilles ou les ovaires, on restreint ses libertés et on l’oblige à évoluer dans un milieu qui n’a aucun rapport avec ses besoins biologiques et psychologiques. Pire encore, le milieu équestre, ou les chevaux ne peuvent même pas décider avec qui ils peuvent baiser, où ils peuvent dormir, ce qu’ils mangent, qui leur monte dessus.

Une relation de symbiose, au contraire, est une relation gagnant-gagnant, ou deux espèces coopèrent ensemble pour se développer avec davantage d’efficacité que s’ils étaient chacun de leur côté. Les deux espèces s’enrichissent mutuellement. D’ou le terme de « mutualisme » pour désigner ce type de relation symbiotique.

(Note: j’ai cru durant mon adolescence, en lisant Werber, que la relation entre une fourmi et un arbre était une symbiose, mais en fait, que néni x(  )

Du coup, vrai exemple de relation symbiotique: Les poissons qui bouffent sur les requins en restant accrochés à eux.

Autre exemple: le lierre et le chêne (article allégorique a paraître)

L’homme a également la capacité en puissance de crée des relations symbiotiques avec d’autres espèces animales. Je dirais que tout l’enjeu est la, et c’est aussi la raison pour laquelle je ne suis « que » végétarien, et pas vegan.

Je suis pour la consommation de produits animaux, dans le cas ou ces produits sont issus d’une relation symbiotique avec lesdits animaux. 
Une relation symbiotique serait une relation qui s’opère avec le consentement de l’animal, et qui ne restreint pas ses libertés, qui laisse a l’animal la possibilité de contribuer ou non à l’évolution de son espèce.

Dans le cas des poules, cela consisterait à échanger gite et couvert, contre une certaine proportion des œufs qu’elle produit. Dans certaines circonstances, la poule s’en fout, elle ne prend même pas forcément la peine de couver ses œufs.

Dans le cas des vaches et des chèvres, a pouvoir utiliser leur lait sans les forcer à faire des gosses tous les 4 mois, mais parce que le veau ne boit pas l’intégralité du lait produit par les vaches (qui ont évidemment été sélectionnés artificiellement par l’homme pour produire des quantités absurdes de lait quotidiennement) et que la traite soulage cette dernière.

Dans le cas du miel, c’est encore différent car le fonctionnement des abeilles n’est pas comparable au fonctionnement des mammifères. Je dis pas pour autant que ce sont que des robots qu’on peut utiliser comme bon nous semble, je dis surtout que je connais pas assez bien les enjeux pour me prononcer sur « ce qui devrait être » quant à notre manière de relationner avec cette espèce.

(Parce que bon les individus dans les ruches n’ont aucune importance en tant qu’individus, a leurs propres yeux)

Bref, même dans un monde tout a fait adapté au mode de vie vegan, si je connaissais des gens qui entretiennent des liens symbiotiques avec des poules, je n’aurai aucun problème intellectuel a manger leurs œufs.

 

***

To be continued:

Les réflexions présentent dans cet article sont en grande partie issus de ces différents bouquins:

– a) Amanieux (2011): Ce héros qui est en chacun de nous: la puissance des mythes


Ce bouquin est une sorte de résumé des bouquins de Joseph Campbell, le mec qui a écrit « Le héros au 1001 visages » et qui parle du « monomythe » a tout bout de champ, l’idée selon laquelle toutes les histoires racontent la même histoire. C’est vraiment intéressant, et je pense comme pour tout qu’il vaut mieux connaître un peu ce qu’il dit avant de juger ses idées.

– b) Caron (2013): No Steak


C’est un travail journalistique sur la condition animale, qui m’a un peu servi d’introduction au sujet, avec un rappel des définitions, des chiffres, avec des références intéressantes. C’est ce livre qui m’a ensuite orienté vers d’autres ouvrages plus travaillés et des « vrais » penseurs de la condition animale comme Peter Singer, Jean-Baptiste Jeangène Vilmer ou Jonathan Safran Foer.

– c) Damasio (2003): Spinoza avait raison


C’est un bouquin un peu spécialisé sur la neurobiologie des émotions, passionnant, qui explique un peu « la mécanique des émotions » chez l’homme, a partir de cas cliniques, mais pas que.

– d) Dehaene (2014) : Le code de la conscience


Ca c’est un bouquin un peu plus complexe a lire, qui aborde le concept de la conscience du point de vue des neurosciences. L’ouvrage se focalise sur « la prise de conscience d’une information », ce que c’est, comment ca fonctionne dans le cerveau.
C’est l’ouvrage qui m’a permis de repenser ma compréhension du libre arbitre, et qui m’a aidé a cesser d’avoir une compréhension implicitement dualiste (corps – esprit) de la conscience.

– e) Foer (2009): Faut-il manger les animaux?


Bouquin de « philosophie » destiné au grand public, il pose les bases d’une réflexion un peu approfondie sur les enjeux de l’éthique animale, sans prise de position radicale. Il pose des questions, et nous laisse chercher les réponses.

– f) Singer (1975) : La libération animale


Ca ben c’est « la base ». Même si dans le lot c’est le dernier que j’ai lu (et que j’ai pas terminé n_n). C’est un peu le mec qui a popularisé le concept d’antispécisme. Son bouquin est solide, mais certains passages peuvent être assez marquants, voir choquants. A titre personnel, j’ai beau avoir fait des études en psycho, quand je lisais ce qui se faisait à une époque dans la recherche en comportementalisme sur les grands singes, j’avais envie d’aller buter moi même les chercheurs sur le moment, tellement je trouvais leurs pratiques révoltantes.

 

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3 commentaires sur “Végétarisme spéciste symbiotique

  1. Etre végétarien c’est faire un choix un peu comme faire le voeu de chasteté et de pauvreté pour certains religieux. Si ce choix est librement consenti et qu’il ne nous est pas trop dur à assumer, il est respectable et chacun peut très bien vivre avec cette légère contrainte le mieux du monde possible.

  2. Hm, pour les animaux de compagnie je me vois forcée d’appliquer un véto (… « Véto », « Animaux » Tu saisis ? héhéhéhéhé)
    J’ai moi-même une chienne en appartement que je considère comme mon amie. Alors certes, ça me parait injuste et peu sain lorsque je la balade et qu’elle se retrouve entravée par les chaines de sa laisse.
    Ceci dit, l’autre option aurait été de la laisser pourrir dans une cage de la SPA, donc je pense que la symbiose est en quelque sorte d’actu dans ces cas-ci. Le rapport humain/animaux n’est à mon sens pas vicié, c’est le système de base qui l’est.

    En tout cas, merci pour le plaisir de la réflexion et du débat. Bravo pour ce bel article très travaillé et précis.

    Amitiés,
    Logo’

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