La carte n’est pas le territoire. Ne pas confondre la réalité subjective et ce qui Est (Cf Alain Séguy Duclot)

La construction subjective de la réalité

Je considère que l’expérience du monde telle qu’elle est vécue par les êtres dotés d’un système nerveux central (simplifions en disant le monde des Hommes) est une construction mentale produite par le cerveau. On n’a pas accès au réel tel qu’il est, mais seulement a une représentation subjective dont on fait l’expérience consciente et que l’on appelle « la réalité ».

Des lors, on se met a construire du sens a partir de nos perceptions sensorielles. Pour le rendre prévisible, on se met a faire des inférences. On se met a anticiper l’avenir, et en fonction de nos erreurs, on ajuste notre compréhension du monde afin d’avoir dans notre tête une représentation du monde davantage en synergie avec ce qu’il se passe. Cette représentation du monde, cette mise en sens des phénomènes pour nous rendre le monde prévisible, c’est ce que j’appelle la réalité. La réalité est ce que construit un cerveau pour se représenter le monde, a partir des informations dont il dispose.  

En licence de philosophie j’ai parfois entendu que la réalité, c’est « ce qui résiste ». C’est ce qui continue d’exister quand on a cessé d’y croire, ce qui ne dépend pas de notre perception, de notre imagination. C’est aussi ce qui limite le champ des possibles, qui place des limites. C’est pour ça qu’il ne suffit pas d’avoir la volonté de s’envoler dans les airs pour jouer a superman, ou qu’il ne suffit pas d’avoir la volonté d’arrêter de fumer pour arrêter de fumer.

Il faut distinguer la volonté et la motivation. Si quelqu’un vous dit « il suffit d’avoir de la volonté », il vous dit quelque chose de faux. Ce n’est pas de la volonté seule qu’il faut, c’est de la motivation. C’est à dire qu’il vaut avoir une bonne raison d’arrêter, une motivation sous tendue par des valeurs, qui va crée en vous une émotion suffisamment intense pour vous pousser à changer de comportement.
Avoir « la volonté d’arrêter » ça revient à avoir un rêve ou un souhait. Ce n’est pas ça qui nous met en mouvement. C’est juste un objectif a atteindre, pas une méthode pour l’atteindre. 

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Cette réalité limitante dessine les contours du cadre de la condition humaine. Nous sommes des êtres mortels, seuls, responsables et dont la vie n’a pas de sens a moins qu’on lui en donne un. Mais puisqu’on n’a qu’un accès indirect (subjectif) au monde, il est aisé de se méprendre sur la condition humaine, et d’y voir des chaines et des limites qui n’existent en fait que dans notre tête (plafond de verre, croyances limitantes…). Ou au contraire d’avoir la croyance qu’on a un pouvoir et une liberté qui n’existent en fait que dans notre tête (fantasme de toute puissance, délire mégalomaniaque…)

C’est la raison pour laquelle il me semble essentiel d’apprendre à faire la distinction entre la réalité (notre construction mentale issue de notre expérience et de nos connaissance, « pour soi ») et l’être (ce qui Est « en soi », ce qui est postulé par le matérialisme comme ne dépendant pas de nous).

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C’est tout le propos de ma vision du monde déterministe, dans la continuité de la philosophie de Spinoza:
« Les hommes se pensent libres, et cette opinion consiste en cela seul qu’ils sont conscients de leurs actions, et ignorants des causes par lesquelles ils sont déterminés »
Prendre conscience des choses qui nous déterminent, user d’une méthode pour distinguer le réel et l’imaginaire, permet de mieux comprendre qui et ce que l’on est vraiment. 

Car un autre type (Jacques Salomé) a dit, « Nous sommes les forgerons de nos propres chaines, et nous sommes souvent de très habiles artisans ».

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On ne peut pas changer ce qui ne dépend pas de nous. Il convient donc de déterminer ce qui dépend de nous, c’est ce sur quoi on peut agir pour changer les choses, pour nous et notre environnement. C’est la qu’il devient essentiel d’user d’une méthode afin de distinguer le réel et l’imaginaire.

Si j’attrape le virus de la grippe, comment savoir si cela dépend de moi ou non? User d’une méthode afin de déterminer comment s’attrape ce virus (voie orale, milieux confinés…), et quelles procédures d’hygiène ou médicinales je peux mettre en place (lavement de mains, antibiotiques…) afin de recouvrer la santé, et éviter de le refiler aux autres.
Si j’attrape le virus de la croyance en Jéhovah, comment savoir si cela dépend de moi ou non? User d’une méthode afin de déterminer comment s’attrape ce virus (imitation, peur de la mort, besoin de reconnaissance…), et quelles procédures d’hygiène mentale je peux mettre en place (vérifier les sources, éviter les biais cognitifs…) afin de recouvrer la santé, et éviter de le refiler aux autres.

Parce qu’on peut très bien penser qu’on a attrapé le virus de la grippe parce qu’untel nous a jeté un mauvais sort, ou parce qu’on n’a pas de chance.
On peut aussi penser qu’on croit en Jéhovah car la bible dit la vérité, que la bible avait prédit le 11 septembre et Donald Trump, et que c’est au fruit d’une longue réflexion dialectique qu’on est arrivé à la conclusion que les témoins de Jéhovah disaient la vérité.

Autrement dit, on se raconte des histoires. On se raconte tout le temps des histoires sur notre vie et sur la vie des autres afin de leur donner du sens, un sens qui nous semble cohérent et logique, et qui nous rassure. Parce que l’inconnu est angoissant, parce qu’avoir l’impression de comprendre les liens de causalité dans la réalité nous donne une sensation de contrôle…
Parce que c’est ce que fait le cerveau: il donne du sens aux perceptions sensorielles (il produit des jugements: « cette longueur d’onde de 400nm est du rouge, this is my design ») afin de pouvoir anticiper le futur et assurer sa survie, parce que voir le monde en couleurs permet d’avoir plus vite plein d’informations sur l’environnement, et permet de réagir plus vite, donc avantage reproducteur toussa. #scientisme

Toutefois le cerveau n’est pas magique: c’est un outil de traitement de l’information qui a la merveilleuse capacité de travailler sur la base d’informations partielles ou dégradées. En gros il fait des statistiques. Et comme souvent en statistiques, il a une marge d’erreur donc il arrive qu’il se plante. Il arrive qu’on donne un sens à nos perceptions qui soit erroné. Que notre perception de la réalité ne soit pas un reflet fidèle du monde tel qu’il est, mais une déformation subjective en fonction de nos déterminismes (nos habitudes, nos conditionnements…). C’est un peu comme quand on commence a dessiner en couleurs et qu’au moment de dessiner le blanc des yeux, on se rend compte qu’en fait il est tout sauf blanc. Il est plutôt gris rose.

 

On ne peut pas sortir de la prison de nos déterminants perceptifs

Ici, les cases A et B sont de la même couleur. Mais l’organisation des objets sur l’image créent un contexte qui est perçu subjectivement par notre cerveau (un cylindre sur un damier), qui a des habitudes vis à vis du comportement physique de la lumière et des ombres, faisant qu’il compense naturellement ses perceptions des contrastes pour nous donner une expérience cohérente de la réalité. Quitte à nous tromper sur les couleurs que l’on perçoit réellement sur l’écran (enfin ça marche aussi si l’image est imprimée sur un papier). Vous pouvez vérifier, c’est une expérience très connue, les cases A et B sont de la même couleur.

Voyez plutôt:

Perception

La perception est une construction de toute pièce par le cerveau à partir de ses informations sensorielles et de son expérience du monde, destinée à nous donner tout cuit dans le bec une expérience cohérente de la réalité, le but étant in fine que ce soit utile à la survie, et donc le plus clair et rapide possible. On n’a donc pas d’accès direct aux choses telles qu’elles sont, mais seulement telles qu’elles ont été « mises en sens » par le cerveau au niveau inconscient. 

 

La carte n’est pas le territoire

« Ils ne savaient pas que c’était impossible alors ils l’ont fait » Werber

Il est essentiel de distinguer ce qui relève de la réalité, c’est à dire ce qu’à construit notre cerveau pour se représenter le monde à partir de ses perceptions, de l’Etre (Cf Alain Séguy Duclot, Penser la vie)

Cela revient à faire la différence entre une carte (par exemple la carte de France) et le territoire (la France elle-même).
La réalité subjective dont on fait l’expérience consciente est une carte, une représentation simplifiée et approximative de ce qui Est, qui est inaccessible à notre conscience. 

Cela nous permet de pouvoir mieux distinguer le réel et l’imaginaire, car l’une (la réalité) est une construction mentale « intersubjective », et l’autre est nécessairement et définitivement inaccessible pour notre conscience, puisque les contenus de conscience sont déjà mises en sens par l’expérience qu’a notre cerveau de la réalité, indépendamment de notre volonté. La preuve étant que même quant on sait qu’une image est une illusion d’optique, on continue de se faire illusionner par elle, malgré toute la volonté du monde, car la volonté ne change pas la mécanique cérébrale.

 

Le plus dramatique quand on confond la réalité et ce qui Est, c’est que cela restreint nos libertés. Cela crée des plafonds de verre illusoires, on n’ose plus tenter quelque chose parce qu’on a l’impression que « c’est impossible ».

La sensation de toute puissance induite par les états modifiés de conscience

Une autre manière de mesurer l’écart entre notre perception subjective de la réalité, et ce qui Est, ce sont les états modifiés de conscience. Par exemple sous psilocybine (champignons hallucinogènes.)
C’est une expérience qui permet de comprendre que la perception humaine n’est pas aussi limitée que ce qu’on pourrait penser au quotidien. Qu’il existe de vastes continents intérieurs dont on ignore parfois l’existence. Et en plus, ces continents existent aussi chez les autres. Le monde est d’une richesse qui dépasse l’entendement.

Quand on comprend qu’une large part de nos limites sont le fruit de notre conditionnement (#AccordsToltèques), on a tendance a se sentir tout puissant. On a la sensation qu’on peut tout faire, que notre cerveau a largement la capacité de trouver par lui même la réponse à n’importe laquelle des questions qu’il pourrait se poser…

Mais attention, ahah, il faut la aussi distinguer réalité et Etre… Il est extrêmement courant dans les milieux new age d’entendre des témoignages de gens ayant vécu des EMC (états modifiés de conscience) au cours desquels ils avaient « les réponses a toutes leurs questions ». Mais était-ce bien le cas?

***

Dans la recherche d’information, il y a au moins deux instances: la sensation et le contenu.
Par exemple, on peut avoir la sensation émotionnelle d’avoir un mot sur le bout de la langue, mais sans avoir accès au fameux mot.
Ou encore, on peut avoir trouvé un résultat mathématique et avoir la sensation émotionnelle que notre résultat n’est pas bon et que l’on s’est trompé quelque part.

Quand on pense à travers un système de croyance pré-rationnel, il est facile de se raconter à soi même une histoire grandiose ou l’on a des pouvoirs magiques et ou l’on peut prévoir l’avenir mais… est-ce le cas? Comment le déterminer? Il n’y a pas de miracle, c’est en usant d’une méthode rationnelle… c’est à dire en apprenant à se servir du rasoir d’Ockham.

Parce que oui, penser ça s’apprend. On pense avec des outils, et il y a des outils plus efficaces que d’autres…

Voici des exemples de mauvais outils pour penser, ce sont les biais cognitifs inhérents à tous les êtres humains. N’hésitez pas à prendre quelques minutes pour lire la liste, c’est vraiment très intéressant parce qu’on tombe à peu près tous dedans…

(Evidemment on tombe d’autant plus facilement dedans qu’on en ignore l’existence)

Pour revenir aux gens friands d’états modifiés de conscience, que l’on appelle des « expérienceurs », il y en a même qui retournent régulièrement dans ces états de conscience modifiés extatiques, ou leur cerveau est dopé et ou de nouvelles potentialités viennent élargir leur représentation du champ des possibles. Il va sans dire que ces substances boostent la créativité. C’est pas Aldoux Huxley ou d’autres qui diraient le contraire, lui il voulait carrément crée des thérapies à base de substances hallucinogènes pour aider les gens (un peu à la manière des chamans en Amérique du sud avec l’Ayahuasca)

Toutefois il n’est pas nécessaire de voir ici un processus transcendant. D’un point de vue matérialiste, l’imaginaire a une fonction (entre autre chose): notre système perception conscience nous permet d’avoir des raisonnements hypothético déductifs et de comprendre par inférences les liens de causalités ayant cours dans la réalité, sans avoir toutes les informations disponibles.
C’est ce qui assure encore la supériorité du cortex Humain sur l’intelligence artificielle de nos algorithmes binaires. Intuitif, efficace. Mais cet imaginaire, cette capacité de déduction, cette merveille de créativité, se heurte elle même a des limites, les limites des lois physiques.

Le drame du spiritualisme new age

Le drame de la spiritualité new age, c’est qu’elle se base généralement sur un paradigme spiritualisme. Or le spiritualisme a tendance à ne pas tenir compte du principe de causalité, qui pourtant régit l’entièreté des processus physique intelligibles ayant cours dans un univers matériel inscrit dans un espace temps.

Autrement dit, le spiritualisme ne s’intéresse pas à la connaissance scientifique, considérant que leur intuition et leur expérience subjective sont plus fiable pour connaitre le fonctionnement du monde que les milliers d’années d’expérimentations empiriques de la science.

(J’ai bien dit: intelligibles. C’est a dire que l’indéterminisme quantique ou le spontanéisme radioactif sont, jusqu’à preuve du contraire, des phénomènes qui échappent à l’entendement humain: ce sont des impensables)

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Le spiritualisme est une manière d’inverser les choses: on se met à considérer l’imaginaire et nos pensées comme étant la réalité, et nos perceptions immanentes comme étant illusoires, ou un rêve. 

On se met a dire que « la conscience préexiste a la matière ». Ce qui n’est pas un postulat inintéressant en soi, mais difficile à justifier rationnellement.
Si ce discours est extrêmement séduisant, c’est parce qu’il permet de voir du sens partout, tout ce qui nous arrive dans la vie étant alors perçu comme crée pour nous enseigner une leçon cosmique (comme dans un jeu vidéo).
Et puisque le sens est l’antidote à la souffrance, notre vie à tendance à devenir plus confortable à court terme, on se met a accueillir tous les événements de notre vie tels qu’ils se présentent a nous, et à vivre dans l’amour au quotidien. En théorie.

Jusqu’au jour ou le principe de plaisir entre en conflit avec le principe de réalité, c’est à dire que le réel nous résiste n_n

Et c’est la que l’inconfort émotionnel risque d’émerger de plus belle. Plus l’écart est grand entre le réel que nous voulons et le réel que nous avons, plus l’inconfort associé va être important.

Jusqu’au jour ou on se met a ressentir une douleur chronique, ou l’on découvre que l’on a un cancer. Ou l’on se voit tomber dans la dépression ou l’isolement social.

On se réfugie seul dans sa tour d’ivoire, dans une « néo-réalité » qui nous permet de ne pas sortir de sa zone de confort… qui permet d’être autant que possible dans l’évitement de cette réalité qui nous résiste, qui nous angoisse.

A ce moment la on ne comprend pas, on n’arrive plus à mettre du sens sur ce dont on fait l’expérience, et notre paix intérieure est troublée. C’est le retour du refoulé, l’effondrement du château de carte de l’illusion confortable que l’on avait construite.

Essayant avec notre « volonté magique » d’avoir une action créatrice sur ce qui Est, on se dit qu’on choisit de vivre ce que l’on vit, que c’est un apprentissage. Que puisqu’on n’a pas envie de mourir, bah forcément le cancer va guérir tout seul.
Qu’on n’a pas besoin de faire confiance aux médecins et leur scientisme, qu’on a juste besoin de se concentrer très fort et le cancer va naturellement se résorber.
Et le cancer se métastase et on meurt sans comprendre, résigné, a se dire que c’est ce qu’il devait se passer, que tout est « juste ».

J’ai envie d’appeler cela l’aliénation par l’attachement à l’imaginaire. Quand le besoin de protéger nos croyances sur le monde se met à nuire à notre bien être et a notre santé. Comme ces antivax qui font de la france le premier pays au monde en terme de scepticisme vis à vis des vaccins…

L’aliénation par l’attachement à l’imaginaire vient de ce que la personne fusionne tellement avec ses croyances que celles-ci deviennent une partie intégrante de son identité. Dès lors, renoncer à ses croyances revient à renoncer à une partie de son identité, de ce qu’elle est, et c’est terrifiant. C’est comme de retirer des fondations d’une maison, alors qu’on est cette maison… et qu’on a peur de s’effondrer dans le chantier.

C’est précisément pour éviter d’être aliéné (en dehors de soi même) qu’il convient d’user d’une méthode qui permet de distinguer autant que possible le réel et l’imaginaire. De passer du pré-rationnel au rationnel.
Autrement dit, il est essentiel de comprendre les limites de l’imaginaire. De comprendre la différence entre la carte et le territoire, entre le monde des phénomènes subjectifs et ce qui Est (le nouménal selon Kant).

***

Ce n’est pas un scoop, la meilleure méthode pour ça est la méthode scientifique. Mais ça c’est pour la connaissance générale du monde. Comment on fait au quotidien pour distinguer réel et imaginaire? Comment on fait pour trier nos perceptions, pour éviter les biais cognitifs, si de toute manière on y est tous soumis, parce que les biais cognitifs sont la conséquence du fonctionnement physiologique du cerveau? 

C’est simple, il suffit comme le fait Spinoza d’apprendre à penser de façon rationnelle, ce qui implique de respecter certaines règles.

Pour Spinoza, le premier niveau de connaissance est l’imaginaire. C’est le monde vécu des hommes au niveau perceptif, subjectif. On passe notre temps à « se vivre comme des petits cartésiens à l’état pratique » (#FredericLordon), on se sent libres et souverains de nos actions, inscrit dans une histoire avec un passé et un avenir.

Le deuxième niveau de connaissance est le niveau qui permet d’avoir une compréhension du monde qui s’émancipe de la notion même de sujet pensant, en prenant du recul vis a vis des perceptions subjectives et du monde de l’imaginaire, à travers l’étude des déterminismes et des connaissances générales sur le monde physique, chimique, biologique, psychologique, sociologique et cosmique. Cela inclut une prise en compte de nos connaissances sur les biais cognitifs, et donc apprendre à se méfier de ses propre jugement (sur soi, sur le monde, sur les autres). Adopter une certaine prudence et une humilité vis à vis de notre manière de mettre du sens sur ce qui est, car nous sommes humains, et que nous pouvons nous tromper…

En somme, nos jugements en disent bien plus sur qui nous sommes que sur ce qui Est. Nos jugements révèlent les étiquettes avec lesquelles on catégorise le monde, et cela révèle donc aussi nos points aveugles, ce qui se trouve en dehors de nos étiquettes, ce qu’on ne prend pas en compte, qu’on n’intègre pas à notre représentation du monde.

Il convient donc de dépasser le premier niveau de connaissance à travers une méthode rationnelle d’analyse des informations, à évaluer pourquoi on croit ce que l’on croit, quelle est le niveau de preuve qui permet de justifier ce que l’on tient pour vrai.

In fine, on en vient à avoir un discours critique sur ses pensées, émotions et croyances, et même un discours critique sur ses perceptions. C’est ce que j’appelle la méta-perception, et que certains appelle, tout simplement, la philosophie…

7 commentaires sur “La carte n’est pas le territoire. Ne pas confondre la réalité subjective et ce qui Est (Cf Alain Séguy Duclot)

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